La joie traverse cette saison 2026-2027 au cirque-théâtre à Elbeuf. Elle est là comme un rempart à une pensée unique et un souffle pour préserver les libertés. Le cirque renouvelle à nouveau ses formes et ses récits.
Au cirque-théâtre à Elbeuf, il y a Le Temps des créations, celui des Grands Formats, celui encore pour le jeune public, un autre pour le festival Spring et un dernier pour les Quartiers d’été. La programmation est une suite de chapitres avec une vingtaine de spectacles qui vont insuffler une énergie et une joie. « Les artistes ont envie de transcender la morosité et les difficultés dans lesquelles nous nous trouvons, indique Hélène Debrix, directrice par intérim du cirque-théâtre à Elbeuf. Il n’est pas question de plomber l’ambiance mais d’aller en effet vers plus de joie, de désir et d’envie. C’est un parti-pris : une lutte par la joie et la fête pour montrer que nous comptons. »
Il y a de l’espoir dans Pour que les ailes tombent de la compagnie Cabas, dans Same Same de Phare Circus et dans Il va pleuvoir du Galapiat Cirque et du Collectif I.V.P.. L’Envolée Cirque met du rêve dans Plume et La Main de l’homme aussi dans Mahamat. De l’élan, il y en a dans Hyperboles de la compagnie SCoM, dans Hourvari de Rasposo, dans Battle All Skills de l’Association Impulsarte, dans le spectacle de fin d’études des élèves de la 38e promotion du centre national des arts du cirque à Châlons-en-Champagne, dans Boundless de Kiaï et dans Motel Circus de La Meute. Bashar Muskus a écrit The Little Prince, un jeune homme palestinien à la recherche de chemins de liberté. À noter également La mob à Sisyphe qui révèle l’absurdité du monde dans Rising Ape.
Les liens familiaux
L’héritage culturel et familial est une thématique présente dans les créations de cette saison 2026-2027. David Gauchard, Stefan Kinsman et Martin Palisse racontent la relation au père dans Commencer à exister (en photo). Les artistes d’Avis de tempête traversent une vie dans Quand Les Feuilles tombent. Une vie qui est parsemée de doutes dans Orphées de L’Éolienne. Alexander Vantournhout ouvre son Souvenirshop. Il est question d’un modèle familial patriarcal dans [En]vers Nos Pères. Issu de sept générations d’artistes, Pepijn Ronaldo souhaite désormais jouer en Solo. Maxime Mestre et Eliot Mestre-Hervouet parlent, eux, des parents et des enfants dans Portrait craché.
Toute une saison au cirque-théâtre pour « garder la flamme », titre de l’édito dans la brochure, et « faire en sorte qu’elle ne vacille pas, remarque Hélène Debrix. Nous sommes préservés jusqu’à maintenant mais nous nous inscrivons dans cet écosystème que l’on voit vaciller, voire s’effondrer. Les artistes et les techniciens sont en grande difficulté. Alors, cette année, nous gardons cette flamme vivace », avec un cirque qui se renouvelle en permanence .
