L’association Arts Attack ! qui gère Le Cargö, scène de musiques actuelles à Caen, depuis son ouverture en 2007, a confié sa direction à Élise Jamet. Celle-ci a déjà un parcours remarqué dans le secteur culturel. Voilà les grandes lignes de son projet.
Élise Jamet est caennaise. « J’aime cette ville. Elle est incroyable. Il y a une richesse artistique et culturelle remarquable au regard de la taille de la ville. » Elle est caennaise depuis vingt-trois ans. Alors, Le Cargö, la salle de musiques actuelles ouverte en 2007, elle l’a vu « se développer, évoluer, changer. » Spectatrice, elle y a aussi des souvenirs et vécu diverses émotions. Elle est devenue en juin 2026 la nouvelle directrice de l’association Arts Attack !, qui gère le lieu, après le départ de Jérémie Desmet pour la SMAC de Sannois dans le Val-d’Oise.
Élise Jamet connaît bien l’écosystème culturel. Elle a participé à la fondation des Tontons tourneurs, association de production musicale, et de Secrateb, groupement d’employeurs culturels. Elle a également initié et développé divers projets d’accompagnement et de coopérations. Femme très active, elle est « convaincue que l’on trouve des solutions et des réponses pertinentes dans le mouvement et dans l’action. »
Dans une continuité
Au Cargö, la nouvelle directrice souhaite s’inscrire dans une continuité « autant pour l’équipe de salariés que pour la gouvernance impliquée. » Le lieu reste avant tout « une maison pour les musiciennes et les musiciens où il y a une place pour la découverte, l’émergence et les artistes en développement. » Sans oublier le public. « Le Cargö est un lieu emblématique de la ville de Caen. Il est une porte d’entrée sur la presqu’île. Il faut trouver un équilibre dans la proposition artistique afin que chaque personne ait envie de venir au moins une fois par an. Nous allons aussi porter une attention particulière au fait de rendre visible ce lieu d’accueil et d’échange et cela, au-delà de la diffusion. »
Pour Élise Jamet, Le Cargö consolidera les liens avec les divers acteurs culturels, pas seulement musicaux. « Caen est une ville d’art numérique. Comment s’en empare-t-on ? Nous allons penser à une transversalité avec la danse et le centre chorégraphique national, et les arts visuels. » Autres enjeux : la transition écologique et l’avenir du monde culturel qui imposent « une nécessité et une urgence à trouver des modèles résilients. »
