tomfireTom Fire… C’est un des projets musicaux de Camille Ballon. On l’a découvert en 2011 avec un EP, Brainwash, puis The Revenge, un album où fusionnent electro, pop, hip-hop, reggae. Il a à nouveau exploré cette voie avec plus de finesse dans Low Fidelity, sorti l’an passé. Musicien – il joue du piano et de la contrebasse – et producteur, Camille Ballon aime multiplier les expériences et les collaborations musicales. Ses productions ont toujours une couleur singulière et procurent des émotions particulières. Tom Fire sait autant mettre le feu en concert et offrir des moments plus intimistes. Il est vendredi 2 septembre au festival des Mauvaises Graines à Verneuil-sur-Avre.

 

Est-ce que créer un personnage permet de construire plus facilement un univers musical ?

Avant Tom Fire, j’ai travaillé sur beaucoup de projets musicaux en tant que réalisateur, musicien. J’avais envie de redémarrer un nouveau truc, plus frais, avec un nouveau nom, une nouvelle musique. J’ai alors eu l’idée de créer un personnage vierge de toute aventure, libre. J’ai toujours composé des morceaux à côté des autres occupations musicales. Un jour, des amis m’ont incité à les sortir. Tout a commencé comme ça. Une grande radio a diffusé un titre. J’ai trouvé un label. J’ai donné un, deux concerts, puis cinquante.

 

Est-ce que vous avez imaginé les albums comme on écrit une histoire avec un personnage ?

J’aime bien l’idée du concept. Cependant, le concept, c’est la production, le projet. Un album peut se concevoir comme une histoire avec une introduction. Ensuite, la musique doit monter en intensité, puis être plus contemplative. Un album, ce sont des titres qui se baladent.

 

Ce personnage de Tom Fire n’aime pas être seul. Vous travaillez avec divers chanteurs et chanteuses (Soom T, Flavia Coelho, Mélissa Leveaux, Winston McAnulf…).

Je compose mais je ne chante pas. Je ne suis pas fan de ma voix. Même si c’est mon projet, j’aime bien ramener d’autres personnes pour que s’instaure un échange avec elles.

 

 

 

 

Comment grandit Tom Fire au fil des années ?

C’est difficile de répondre à cette question. Il y a une certaine constance. Je compose, je donne des concerts. Je suis dans la même famille musicale. Je me tiens informé des nouveautés. Et j’ai toujours envie d’aller plus loin. Un premier album se crée sur cinq ou six ans. Il est composé des meilleurs morceaux que tu composes dans le temps. Plus tu sors des albums, plus il est compliqué de se renouveler. Certes, tu as plus d’expérience, notamment au niveau technique mais il faut trouver l’inspiration.

 

Tom Fire aime autant les moments les plus dansants que les plus calmes.

Oui, il est un peu schizophrène. Il y a la musique de fête, dansante, rythmée, et celle plus calme, celle des albums. Tout dépend de l’humeur du moment. Peut-être qu’un jour, je sortirai un album pour la teuf et un autre pour la maison.

 

Est-ce que votre manière d’appréhender les machines change ?

Je suis un geek. J’adore les machines de studios. Je pense que mon rapport n’a pas changé. C’est une grande histoire d’amour entre elles et moi. J’achète régulièrement des synthés. Une nouvelle machine est toujours une nouvelle source d’inspiration parce qu’elle a un son différent. C’est comme si vous rencontriez un nouveau pote. Vous entamez de nouvelles conversations.

 

 

La programmation des Mauvaises Graines

  • Vendredi 2 septembre : Tallisker, Presque l’Amour, Sax Machine, No Money Kids, Her, Tom Fire, Christine
  • Samedi 3 septembre : The Goggs, Elf Morgen, 2 Headed Dog, Aälma Dili, Dr Voy, Nina Attal, Fatals Picards, Metro Verlaine, La Canaille, The Slaughtershouse Brothers, The Birds End.

 

Infos pratiques

  • Vendredi 2 septembre à partir de 19h30, samedi 3 septembre à 15h30 au Silo à Verneuil-sur-Avre. Tarifs : de 18 à 7 € une journée, de 28 à 12 € les deux jours, gratuit pour les moins de 10 ans. Réservation sur www.festival-mauvaisesgraines.fr