C’est une saison de transition qui s’ouvre à l’automne au théâtre de La Foudre à Petit-Quevilly. La scène nationale de Petit-Quevilly/Mont-Saint-Aignan n’existe plus et laisse place au centre dramatique national de Haute-Normandie que dirige désormais David Bobee, nommé en juillet. Gérard Marcon et Charlotte Flament ont à nouveau concocté une saison où l’on retrouve des noms d’artistes et de compagnies qui ont bouleversé, ému et fait rire.

 

C’était devenu une tradition : la saison de la scène nationale de Petit-Quevilly/Mont-Saint-Aignan commence avec un spectacle de rue où on en prend plein des yeux. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Elle commence véritablement vendredi 4 octobre avec la compagnie Rara Woulib qui présente Deblozay ou désordre en créole haïtien. C’est une déambulation dans la ville de Mont-Saint-Aignan. Là, les Guédés, de mystérieux revenants, ouvrent les portes du temps pour se perdre dans les couloirs d’un passé enterré.

Tout au long de cette prochaine saison, se succèderont des noms très connus comme l’Opéra Pagaï avec le concert des High Dolls, Mourad Merzouki qui a travaillé avec Denis plassard, Céline Lefèvre, Octavio Nassur, Anthony Egéa et onze danseurs brésiliens pour ce Käfig Brasil, plein d’énergie. Le théâtre des Lucioles qui sera présente en différents moments de la saison transpose les films cultes de Paul Morissey, produits par Andy Warhol, au théâtre. Dans Une Année sans été, Joël Pommerat met en scène un texte qu’il n’a pas écrit mais une pièce existante de Catherine Anne sur la jeunesse. Hamid Ben Mahi mêle la musique d’Alain Bashung et le hip-hop dans Apache ou l’histoire d’une communauté marginalisée. Pauline Bureau et la compagnie La Part des anges retrouvent le théâtre de la Foudre avec Sirènes, une pièce sur la famille, la transmission. Retour également de la BaZooKa avec Queen Kong, d’Aurélien Bory avec Plan B, d’Alexis Armengol avec Sic(k), de Wajdi Mouawad avec Des Héros et de Jean-Paul Gallotta avec L’Enfance de Mammame.

C’est la célèbre troupe des 26 000 Couverts qui viendra clore cette saison. Si cette compagnie inventive joue cette fois un classique, Beaucoup de bruit pour rien, la mise en scène n’a absolument rien de…classique. Avec les 26 000 Couverts, il faut s’attendre à tout : de la poésie, de la satire, du burlesque, de la farce et surtout du meilleur.