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L’Amour de loin… mais en musique

photo : Arnaud Bertereau

Pour patienter jusqu’à l’ouverture des lieux culturels… Les Forces musicales que préside Loïc Lachenal, directeur de l’Opéra de Rouen Normandie, proposent L’Amour de loin, un festival à suivre sur les écrans avec les 46 orchestres et opéras de France.

« Pendant ce deuxième confinement, nous avons pu travailler, nous organiser, répéter, enregistrer… Maintenir une telle activité était important pour la vie de nos maisons, des orchestres et pour entretenir un lien avec le public ». Loïc Lachenal avec Les Forces musicales qu’il préside a souhaité « témoigner de manière collective de toutes ces initiatives. Les orchestres ont pu se réinventer, construire des programmes, des pastilles sonores. Nous avons limité à un rendez-vous par structure. Sinon, nous aurions pu proposer un festival pendant trois semaines ».

Ce festival, à suivre sur les écrans, c’est L’Amour de loin avec une quarantaine de propositions musicales. Le directeur de l’Opéra de Rouen Normandie le martèle : « ce ne sont pas des archives. C’est le reflet de l’actualité de nos maisons. Cela démontre la solidité de nos modèles, une maturité du secteur avec les outils numériques ». L’Opéra de Rouen Normandie diffusera à nouveau des extraits de La Clémence de Titus de Mozart, une pièce qui devait être mise en scène par le duo Clarac-Delœuil et jouée début novembre 2020 par l’orchestre, dirigé par Ben Glassberg.

Un plan de relance

L’Amour de loin qui rappelle la passion pour la musique et les distances imposées se déroule sur un temps court, jusqu’au 16 décembre. Date à laquelle les lieux culturels pourront à nouveau accueillir le public. La musique sur les écrans, « c’est satisfaisant en ce moment. Nous sommes là pour défendre le spectacle vivant ». Après une fausse rentrée à l’automne, la reprise de la saison est vivement attendue. « Nous avons envie qu’elle soit la bonne. Nous sommes des personnes responsables et précautionneuses. Il faut reprendre dans de bonnes conditions. Le président a fixé un calendrier. Ce qui nous permet de nous projeter. Aujourd’hui, nous voulons y croire ».

Selon Loïc Lachenal, ce redémarrage du secteur culturel ne pourra se faire sans un plan de relance. « Il s’est passé presque dix mois depuis le premier arrêt. Il va tout d’abord falloir amortir les effets de la crise. La société se fragmente et la crise sanitaire va se doubler d’une crise sociale. La relance suppose aussi  la nécessité de se mobiliser, une énergie. Il faudra retrouver des habitudes collectives ».

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