La mélancolie lumineuse de The Eternal Youth

photo : David Vallet

The Eternal Youth surfe toujours sur un punk rock, efficace, teinté de cold wave dans ce troisième album, Life Is An Illusion, Love Is A Dream. Le groupe de Caen sera en concert samedi 1er juillet au Temple Fest à Osmoy-Saint-Valéry dans le pays de Bray.

The Eternal Youth se donne peu de répit. Les albums du quatuor caennais se succèdent à un certain rythme : Me And You Against The World en novembre 2018, Nothing Is Ever Over en juin 2020, Life Is An Illusion, Love Is A Dream à l’automne 2022. « Nous avons dû retarder la sortie du deuxième disque après le premier confinement. Or il n’a pas été défendu en live, regrette Fra, chanteur et guitariste. Pendant ce temps, nous avons répété et composé. Le troisième album a donc été écrit très rapidement ».

La musique était donc écrite : un post punk empreint davantage d’une cold wave anglaise des années 1980. « C’est quand même mis au goût du jour, précise Fra. Mais c’est la musique que nous aimons. Nous creusons ce sillon depuis le premier album qui était plus brut. À ce moment-là, nous avions moins de moyens. Nous sommes là dans une logique. Dans ces nouveaux titres, nous y avons mis toute notre énergie même si les tempos sont plus lents. En fait, ce groupe s’est construit après l’arrêt d’un projet musical, plus garage. Pour nous, tout devait être possible. Nous avons ouvert nos Chakras » 

De l’insouciance, encore

Pour Fra, chanteur et guitariste de The Eternal Youth, en concert au Temple Fest, il restait encore les textes. Là, pas question de porter un regard sur « cette période bizarre. Je me le suis interdit. Il a alors fallu revivre des choses pour réengager le propos ». Dans Life Is An Illusion, Love Is A Dream, Fra évoque la vie et le temps, un sujet récurrent. « Cela peut paraître contradictoire mais j’aimais beaucoup ce moment entre la fin de l’adolescence et le début de la période adulte. Et pourtant, j’ai l’impression que nous n’avons jamais été aussi bons que maintenant. Entre 20 ans et 50 ans, nous avons évidemment beaucoup évolué. Il manque l’insouciance. Alors nous essayons de la retrouver et cette recherche est très chouette. Nous pouvons au moins la perpétuer sur scène ».

Alors Life Is An Illusion… (la vie est une illusion). « Elle passe tellement vite. On nous avait bien prévenus : il faut profiter. Et, à partir d’un certain moment : tout s’accélère ». Quant à l’amour, « il reste un truc d’ado. Notamment dans le fait de rechercher toujours l’amour idéal. C’est un peu romantique tout cela ». Les textes de Fra sont certes teintés d’une profonde mélancolie qui s’illumine dans ces titres mélodieux et les ambiances électriques.

La programmation

  • Vendredi 30 juin à 17 heures  : Wasted Years, Van Walkyries, La Faiblesse, Lost Love, Guerilla Poubelle, Without Skin, Feints
  • Samedi 1er juillet  à 10 heures: Tragic Johnson, Agamemnonz, Fluffy Machine, Holy Popes, No Scientists, Vegan Piranha, Panic Monster, The Eternal Youth, Dj Hwang

Infos pratiques

  • Tarifs : 15 € une journée, 25 € les deux jours, gratuit pour les moins de 12 ans
  • Festival à la ferme du temps, 6à, route des Grandes-ventes à Osmoy-Saint-Valéry
  • Réservation en ligne
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