Jean-Baptiste Monnot improvise sur « Nosferatu »

photo : Jean-Baptiste Millot

Lors du festival des orgues Cavaillé-Coll qui se déroule du 13 au 27 août à Fécamp, Elbeuf et Rouen, Jean-Baptiste Monnot propose à l’abbatiale Saint-Ouen à Rouen un ciné-concert, Nosferatu Le Vampire de Murnau.

Quand Thomas Hutter, employé de l’agence immobilière Knock, part pour la Transylvanie, il ne va pas seulement conclure l’achat d’une maison. Il comprend qu’il doit faire face à des cauchemars avant d’être confronté au vampirisme. Son client, le comte Orlock n’est autre que Nosferatu. Le vampire va commettre ses méfaits aussi sur Ellen, l’épouse de Thomas Hutter, qui va se sacrifier pour sauver la ville. C’est l’histoire de Nosferatu le vampire, le chef-d’œuvre de Murnau datant de 1921.

« C’est un film fort. Le jeu des acteurs est impressionnant et le personnage de Nosferatu, invraisemblable. Avec ce film, Murnau ouvre la porte au cinéma moderne. Il y a des effets étonnants avec des éléments dramatiques et des ombres. C’est extraordinaire quand on pense au peu de moyens qu’il avait ». Jean-Baptiste Monnot revient au ciné-concert. « J’aime beaucoup. C’est comme si on composait une symphonie sur le fil. Mais là, il n’y a pas de partition mais un écran et on suit le film en même temps que le public ».

Après La Passion de Jeanne d’Arc de Dreyer, Le Bossu de Notre-Dame de Worsley, l’organiste improvise sur Nosferatu, le vampire de Murnau lors de cette nouvelle édition du festival des orgues Cavaillé-Coll qui se tient à partir du 13 août. Et il le fera à l’abbatiale Saint-Ouen à Rouen où « l’orgue se prête parfaitement à l’œuvre. Il a un caractère très sombre. C’est un instrument romantique avec une palette sonore dramatique. L’atmosphère de l’abbatiale apportera aussi quelque chose de supplémentaire ». D’autant que le ciné-concert se terminera à la tombée de la nuit.

image : Friedrich Wihelm Murnau

Festival des orgues Cavaillé-Coll

Faire découvrir les orgues de la région reste essentiel pour Jean-Baptiste Monnot. Le patrimoine est aussi riche que varié. Un festival permet ainsi de faire entendre ces instruments, notamment ceux signés par le grand facteur du XIXe siècle, Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899), et des pages de musiques baroques, contemporaines et improvisées. Du 13 au 27 août, l’organiste propose une série de concerts à l’orgue de l’église Saint-Jean à Elbeuf, de l’église Saint-Romain à Rouen, restauré, de la chapelle de l’hôpital Charles-Nicole, très peu joué. Le festival se tient également à l’église-brasserie Saint-Nicaise où l’orgue sera ensuite démonté pour être installé à l’église du Saint-Esprit à Paris. Pas de festival sans un concert à l’abbatiale Saint-Ouen à Rouen, avec l’un des plus grands orgues. Jean-Baptiste Monnot se promènera enfin avec son instrument de voyage, ses quinze éléments et ses 600 tuyaux.

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