Une histoire du cinéma à travers la censure

photo : DR

Le Film que vous allez voir est une autre histoire du cinéma imaginée par Maxime Martinot. Il est l’un des sept courts métrages sélectionnés dans l’Acte 2 du festival Le Courtivore. La séance se tient vendredi 24 mai au cinéma Ariel à Mont-Saint-Aignan.

Dans son troisième film, Maxime Martinot raconte une histoire du cinéma. Il ouvre un chapitre moral puisqu’il s’intéresse à la censure et au formatage. Il joue avec ces divers avertissements, lus et entendus dès les premières images, qui commencent tous par cette phrase bien connue : le film que vous allez voir… Suit une série de recommandations et de mises en garde.

Projeté pendant l’Acte 2 du Courtivore, vendredi 24 mai au cinéma Ariel à Mont-Saint-Aignan, Le Film que vous allez voir retrace un siècle de ces cartons et paroles. De véritables archives qu’a recherchées Maxime Martinot. « J’ai mené ce travail avec mes références occidentalo-centrées. J’en ai fait une sélection. Je n’ai rien inventé. Certaines phrases sont plutôt accrocheuses ». Le réalisateur y ajoute de courts extraits des films en montrant « des fragments de corps, de visages et des mains » pour échapper à toute narration.

Dans Le Film que vous allez voir, Maxime Martinot démontre toute l’absurdité de la démarche. « Il y a une naïveté dans cette police des mœurs qui crée l’inverse de l’intention. Elle éveille au contraire le désir. Cela joue sur notre désir scopique de voir. De plus, cela joue sur l’imaginaire du spectateur parce que l’on nous dit ce que l’on va voir. Ça vient tout spoiler ». Le réalisateur s’amuse ainsi à subvertir une parole. « La censure ne comprend le sens des images de l’art. Elle comprend ce qu’elle veut imposer au sein de la société. Et une société ne veut pas voir parce qu’elle ne veut pas comprendre ».

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