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Le Collectif Rotule à Terres de paroles

Photo : Gérome Blanchard

Il est question de violence sociale dans cette lecture musicale, Les Jours qui brûlent. Le Collectif Rotule la raconte à travers une correspondance et des poèmes mercredi 5 juin au fort de Tourneville au Havre pendant le festival Terres de paroles.

Une lettre de Pole emploi a provoqué quelques turpitudes à Louis Frères. « Elle était froide et impersonnelle ». Pendant ce différend avec l’agence nationale, le musicien a traversé une large palette de sentiments. De cette expérience de vie, il en imaginé une lecture, Les Jours qui brûlent, qu’il présente avec le Collectif Rotule, quintet musical installé à Dieppe, mercredi 5 juin au fort de Tourneville au Havre dans le cadre du festival Terres de paroles.

À cette correspondance administrative, Louis Frères a ajouté des poèmes de Charles Pennequin et Christophe Tarkos, des textes, au contraire, incarnés, empreints d’humanité, évoquant l’angoisse et la monstruosité. « Les poèmes sont là pour réparer les maux et apaiser la souffrance des blessures », commente le musicien. 

Louis Frères a créé une atmosphère musicale aux mots, lus par Guylaine Cosseron. « Je n’ai pas voulu composer une partition illustrative. J’ai préféré une musique qui surprend et fait surgir des émotions. En fait, elle donne du corps aux textes ». Les Jours qui brûlent raconte ainsi la violence sociale et les exclusions, une tranche de vie douloureuse. Comme le font Ken Loach et les frères Dardenne, des réalisateurs auxquels se réfère le musicien.

Infos pratiques

  • Mercredi 5 juin à 20h30 à l’association PiedNu, alvéole 11, au fort de Tourneville au Havre
  • Durée : 1 heure
  • Tarif : 5 €
  • Réservation au 02 32 10 87 07 ou en ligne