C’est une nouvelle étape dans l’accompagnement des jeunes artistes. L’ACEAC, association pour la création et l’émergence dans les arts chorégraphiques, invite les artistes de son Incubateur mercredi 30 avril au musée des Beaux-Arts à Rouen à présenter en public une étape de travail de leur premier spectacle.
C’est une nouvelle étape autant pour l’ACEAC, association pour la création et l’émergence dans les arts chorégraphiques, que pour les seize artistes de son Incubateur. La structure rouennaise, fondée par Mathis Nour, interprète du ballet de l’Opéra national du Rhin, accompagne depuis le début de la saison les tout jeunes chorégraphes dans leur parcours artistique. Après un travail pour comprendre le milieu de la danse, apprendre à structurer sa compagnie et séduire des partenaires, il est temps désormais de sortir de l’ombre pour présenter le fruit de leur recherche.
Pour ce faire, l’ACEAC organise les journées Émergence chorégraphique dont une, mercredi 30 avril, est ouverte au public au musée des Beaux-Arts à Rouen. « Ce sont des étapes de travail, des performances présentées en continu. Les artistes sortent de résidence dans un lieu situé sur le territoire normand ou autre et vont se confronter pour la première fois en tant que chorégraphes à un public qui n’est pas là pour eux. Les visiteurs croiseront ainsi des artistes chorégraphiques en divers lieux du musée », annonce Mathis Nour.
Le collectif Washing Washing présente u nu // n un, un duo où l’un expérimente le corps de l’autre. Shelter fait du parcours personnel des trois danseurs et chorégraphes une force et une source d’inspiration. Dans Assise, Sara Andrieu explore une position tout en liberté. Rowan Schratzberger aborde la thématique du vide dans We Est Whatever It Feeds Us. Le Refuge de Ninon Jude est l’endroit du silence et des souvenirs enfouis. Seule, Maureen Nass interprète Urtica, une histoire pour rappeler les liens tissés entre les femmes et les plantes. Contre Club confronte Erotica Star de Muriel Garric et Louise Phelipon et O Fauno de Stanley Mentor et Lucas Resende pour révéler les points de convergence et de différence. Comment communiquer s’il n’y avait plus les mots ? Réponse dans L’Après de Paul Grassin. Antoine Cardin, artiste inquiet face aux dérèglements climatiques, vient Caresser la surface du monde. C’est, enfin, un projet singulier à découvrir en vidéo. Anatole Chartier, vêtu d’un costume d’écailles, « danse » avec le sable pour raconter la fragilité du monde.
Infos pratiques
- Mercredi 30 avril de 10h30 à 12 heures et de 14 heures à 17h30 au musée des Beaux-Arts à Rouen
- Entrée gratuite
