Dans Trap’, les artistes d’El Nucleo se charge de la partie acrobatique et confie la partition musicale au public. La compagnie d’Edward Aleman reprend ce spectacle dimanche 10 août à l’aître Saint-Maclou à Rouen. Relisez l’article paru avant les premières représentations à Viva Cité
Les objets tiennent une place essentielle dans les créations d’Edward Aleman. Dans Inquietude, il évoluait autour et sur un rocking-chair. Dans Éternels Idiots, il y avait une marelle et une multitude de vêtements, de jouets, d’accessoires… Tous ont une histoire et un lien avec son parcours. « Un objet m’aide à mieux construire ce que je veux dire. Je trouve qu’il entraine toujours une réflexion parce qu’il raconte quelque chose. Il provoque un imaginaire ».
Dans sa nouvelle création, Trap’, le fondateur de la compagnie El Nucleo, est allé chercher un objet de son enfance, le cajón. « Il m’est cher. Je l’ai toujours eu à côté de moi à l’école de cirque ». Edward Aleman revient à cet instrument de percussion en bois, originaire non pas d’Espagne mais du Pérou. « Pendant la période de colonisation, dans le port de Lima, les esclaves portaient des cagettes de poissons et de fruits. Comme ils n’avaient pas le droit de jouer de la musique, sous peine de se faire couper les mains, ils se sont mis à taper dessus. C’est le compositeur Paco de Lucía qui le ramène en Espagne et le popularise ».
Avec Trap’, Edward Aleman, né en Colombie, dessine le chemin du cajón, parallèle au sien. Entouré d’Alexandre Bellando, de Cristian Forero et de Marvin Jean, il fonde avec le public un orchestre improvisé avec 60 cajóns. Ces artistes sont avant tout des circassiens virtuoses. Avec eux, le cajón devient un objet pour jongler et réaliser de multiples figures acrobatiques. Trap’ devient un voyage en musique partant de l’Amérique latine jusqu’en Europe en faisant un détour par l’Afrique.
Infos pratiques
- Dimanche 10 août à 17 heures à l’aître Saint-Maclou à Rouen
- Spectacle gratuit
