La Mòssa, toujours en mouvement

Photo : Marc Ginot

Les timbres des quatre voix s’entrelacent aux rythmes des percussions. Les chanteuses et musiciennes de La Mòssa souhaitent ainsi un mouvement amenant non loin de la transe. La formation joue mardi 7 octobre au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen pendant le Pacific Festival.

Ces quatre chanteuses ont fait connaissance au sein d’un chœur. Au bout d’une année, Emmanuelle Ader, Sara Giommetti, Aude Marchand et Lilia Ruocco ont souhaité se retrouver dans un projet musical et professionnel. « Nous avions envie de chanter de la polyphonie tout en étant accompagnées de percussions. La voix est la pierre importante de notre édifice et les percussions en sont la colonne portante. C’était évident pour nous. Ces instruments laissent toute la place aux voix », remarque Lilia Ruocco. 

Quatre voix aux multiples influences qui créent avec une grande liberté des harmonies puissantes. Ensemble, les quatre interprètes ont tout d’abord pioché dans un répertoire de musiques traditionnelles du pourtour de la Méditerranée. « Nous nous sommes ensuite demandé qui nous sommes, ce que nous voulons raconter. Nous avons alors quitté les chants du monde pour nous lancer dans la création », explique Lilia Ruocco. La Mòssa écrit et compose, s’empare de sujets d’actualité et politique comme le harcèlement dans la rue, la vie des femmes afghanes, l’accueil des migrants, les bouleversements climatiques. « Il y a des phrases que nous voulions dire. Comme des cris de rage » enregistrés sur cet album Wanda Pétrichor, un nom inventé.

En concert mardi 7 octobre au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen dans le cadre du Pacific Festival, La Mòssa pense au prochain disque. « C’est un processus de recherche individuel avant de devenir une création de groupe », indique la chanteuse. Les quatre artistes veulent ainsi rester « en mouvement au niveau physique et philosophique ». Logique : c’est la traduction du mot mòssa.

Infos pratiques

  • Mardi 7 octobre à 20h30 au Trianon transatlantique à Sotteville-lès-Rouen
  • Tarifs : de 16 à 5 €
  • Réservation au 02 35 73 95 15 ou en ligne
  • Aller au concert en transport en commun avec le réseau Astuce

Pacific Festival

Home Factory s’est fixé un objectif : défendre les « musiques à vivre » sous différentes formes. Leurs moyens : des actions culturelles et un festival qui se tient jusqu’au 14 octobre à Rouen et à Sotteville-lès-Rouen. Au programme : des artistes de tout horizon, un vaste répertoire issu de diverses cultures et traditions et des improvisations.

La programmation

Mardi 7 octobre

  • À 15 heures : Soleil noir eu centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen

Mercredi 8 octobre

  • À 18 heures : Alejandra Charry aux Mots éphémères à Rouen
  • À 20 heures : Avishai Cohen quartet, Ben Lamar Gay Ensemble au 106 à Rouen

Jeudi 9 octobre

  • À 19 heures : Marc Ducret et Stéphane Payen au Studio Accès Digital à Rouen
  • À 21 heures : Gabriel Gosse et Romain Labaye au Studio Accès Digital à Rouen

Vendredi 10 octobre

  • À 21 heures : Frédéric Jouhannet et Julen Achiary au Studio Accès Digital à Rouen

Samedi 11 octobre 

  • À 20 heures : Atuva, Rafaelle Rinaudo au Kalif à Rouen

Dimanche 12 octobre

  • À 17 heures : The Bridge à la Maison pour tous à Sotteville-lès-Rouen

Lundi 13 octobre

  • À 17h30 et 18h30 : Nuage magique au Loft à Rouen

Mardi 14 octobre

  • À 20 heures : The Ex, King Biscuit Volta Diarra à la salle Louis-Jouvet à Rouen
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