Les concerts d’Irène Drésel sont des performances en forme de cérémonies qui emportent dans un tourbillon de sonorités puissantes. L’artiste électro joue lors du festival Ouest Park qui se déroule vendredi 17 et samedi 18 octobre au fort de Tourneville au Havre.
Les jardins sont toujours remplis de belles surprises. Celui d’Irène Drésel est couvert de roses. « Il y en a partout. C’est ma fleur préférée. Pour moi, elle est la plus belle et la plus cérémoniale ». Le motif de la rose est très présent dans son univers artistique, à la fois musical et pictural. Il y a un lien évident entre la musique et les arts plastiques qui crée un imaginaire foisonnant dans sa musique, dans ses clips et sur scène.
Avant la musique, Irène Drésel a évolué dans l’art contemporain. « Quand j’étais aux Beaux-Arts, je menais une grande recherche sur le sens des choses. Aujourd’hui, dans la musique, il y a quelque chose de plus instinctif. Je fais de la musique mais je ne me considère pas forcément comme une musicienne. Je fais de la musique comme de la peinture. Des ponts existent entre les arts visuels et la musique parce que les choses n’existent pas par hasard. Il y a aussi des mises en abîme ».
Construire un univers, « c’est beaucoup de travail. Je suis quelqu’un de très lent. Quand je travaille, je suis très lente parce que je suis en quête de ce qui me plaît vraiment, de ce qui me transporte. Je dois avoir envie de me lever de mon siège ». Pas obligatoirement pour danser. « Cela a davantage un lien avec le mouvement. C’est quelque chose de physique ». La techno d’Irène Drésel séduit par sa puissance, son élégance, sa sensualité, une certaine spiritualité. Et ce jardin-là enivre. Comme dans Rose fluo, son troisième album sorti début 2024.
Pour le prochain, il faudra attendre. « Cela fait dix ans que nous enchainons les albums et les tournées. Les trois albums forment un triptyque. C’est un premier gros chapitre qui se clôt. Avant d’écrire la suite, il est nécessaire de faire une pause. Je ne sais pas quelle forme elle prendra. J’ai besoin de prendre du temps et du recul et je vis au jour le jour. On verra ».
Outre les albums, Irène Drésel a signé la musique du documentaire, Louves, un regard sur l’équipe de France féminine de judo. « Nous avons voulu quelque chose de très organique ». Avec Sizo Del Givry, elle a également composé la bande originale du prochain long métrage de Guillaume Nicloux, Mi Amor. « C’est 1h30 de musique. Il y en a partout. Quand nous avons travaillé, le film n’était pas tourné. Nous avions seulement le scénario. Plusieurs images mentales nous ont traversés et ça marche super bien ». La BO compte 36 titres, comme un double album.
La programmation de Ouest Park
- Vendredi 17 octobre à partir de 19h45 : Star Feminine Band, Feutres, Deluxe, Friedberg, Hugo TSR, Billy Nomates, Jok’Air, R’May, Baby Volcan, Kap Bambino, Anton & The Clouds, Étienne de Crécy, MYD, Contrefaçon, Peugeot DJ7
- Samedi 18 octobre à partir de 19h45 : Miki, Cerise, Zamdane, Adès The Planet, Jyeuhair, Odezenne, Sprintz, Wavepool, Groundation, The Murder Capital, Snekkar, Irène Drésel, Decius, Roland Cristal, Peugeot DJ7
Infos pratiques
- Tarifs : 43 €, 39 € une soirée, 72 €, 65 € les deux soirs
- Réservation en ligne
