La Machinerie des résistances

photo : Marielle Guyot

La compagnie La Quête ne sera pas vaine transporte en 2065. Une époque où se propage une maladie mortelle. La Machinerie des printemps (2065) est inspirée de l’épisode pandémique de 2020. La pièce de théâtre écrite et mise en scène par Mathilde Burucoa est présentée le 13 janvier au théâtre Roger-Ferdinand à Saint-Lô, le 15 janvier au théâtre Juliobona à Lillebonne, le 3 février au théâtre à Lisieux et le 5 mars à l’Archipel à Granville.

Cette société-là ne fait pas rêver. D’autant qu’elle a été testée. L’histoire se déroule en 2065. Là, tout contact physique est interdit. Depuis la propagation d’une maladie mortelle sont votées les lois les plus contraignantes. Les libertés des personnes sont fortement restreintes, la peur s’installe et les blessures psychologiques se multiplient. Pour combler le vide affectif, les populations se réfugient dans le métavers où il est possible de se rencontrer, de danser ensemble, d’effectuer une séance de sport en groupe…

Mathilde Burucoa a écrit cette pièce de théâtre, La Machinerie des printemps (2065), pendant la crise sanitaire de 2020 et 2021 pour « reprendre possession de quelque chose. Lors du premier confinement, j’étais subjuguée par ce qui était en train de se passer. Nous étions dans un isolement et dans une incompréhension. La peur régnait. Je me suis demandée : je fais quoi ? Comment je gère toutes les infos contradictoires que je reçois. J’étais témoin de ma propre impuissance. Pendant ce moment-là, je découvre Les Mains du miracle de Kessel où un thérapeute applique une manière alternative pour soigner Himmler. Kessel montre comment apaiser les monstres ».

Une thérapie alternative

Dans La Machinerie des printemps (2065), joué en Normandie à partir du 13 janvier, Camille et Anna prônent une méthode alternative. Ils proposent une thérapie de rapprochement pour apprendre à nouveau à tisser des liens avec les autres. Même la Première ministre viendra consulter ces deux thérapeutes. La machinerie des printemps est enfin en marche. 

Mathilde Burucoa mêle la danse à son théâtre. Celle-ci « vient créer un contrepoint. Dans le théâtre, les corps sont très distants. Pour les comédiens, c’était contre-intuitif. C’est très étrange parfois de ne pas se toucher. La danse est là pour redonner du charnel et de la vie ». La Machinerie des printemps est celle de l’action, des refus, des luttes, des révoltes et de la résistance.

Infos pratiques

  • Mardi 13 janvier à 20h30 au théâtre Roger-Ferdinand à Saint-Lô. Tarifs : de 18 à 12 €. Réservation au 02 33 57 11 49 ou en ligne
  • Jeudi 15 janvier à 20h30 au théâtre Juliobona à Lillebonne. Tarifs : de 20 à 8 €. Réservation en ligne ou au 02 35 38 51 88
  • Mardi 3 février à 20 heures au théâtre à Lisieux. Tarifs : 20 €, 10 €. Réservation au 02 31 61 12 13 ou en ligne
  • Jeudi 5 mars à 20h30 à l’Archipel à Granville. Tarifs : de 18 à 8 €. Réservation au 02 33 69 27 30 ou en ligne
  • Durée : 1h30
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