Des œuvres sur l’eau ou le long des quais, d’autres sur un parvis ou dans un square : Un Été au Havre revient samedi 27 juin. Six nouvelles créations vont enrichir jusqu’au 20 septembre la collection permanente qui compte vingt-deux œuvres.
Des icebergs en plein été… Le climat est vraiment tout chamboulé. C’est justement pour alerter sur les prochaines catastrophes et la montée des eaux que Gaspard Combes a imaginé cette sculpture monumentale, Icebergs. Cette œuvre en polystyrène, flottant au milieu du bassin du commerce au Havre, sera travaillée au fil chaud pendant tout le mois de juin, sur le quai. Elle se déplacera sur l’eau au rythme des marées.
Icebergs est une des six nouvelles œuvres d’Un Été au Havre qui commence samedi 27 juin. Avec Spinning Around, Sophia Taillet offre d’autres points de vue sur l’architecture de la ville. L’artiste et designeuse disposera sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame seize miroirs géants où viendront se refléter les détails des bâtiments situés autour. Le public aura la possibilité de faire pivoter ces miroirs et de mettre en mouvement le paysage.
Jusqu’en 2050
Vingt-cinq jarres colorées orneront le square Albert-René. Elles seront des abris pour les génies du parc, des personnages mythologiques inventés par Samuel Trenquier. Le Corallium de Charlotte Huard, visible sur le quai de L’Île, est un pêle-mêle de mains d’habitantes et d’habitants du Havre moulées en ciment. Le tout forme un récif de corail blanc.
Grégory Chatonsky dévoile l’épisode IV de La Ville qui n’existait pas. C’est un voyage en 2050 dans La Maison des rêves, une cabine téléphonique construite en béton et inspirée de l’architecture d’Auguste Perret. À l’intérieur, il sera possible de décrocher un combiné en forme de main pour écouter des histoires et des rêves. Retour également de Lorène Dengoyan et de ses Optimists, créés pour l’édition 2022 d’Un Été au Havre. Les bateaux arboreront sur leur voile toujours des messages piochés dans le code maritime.
Guillaume Aubry rend enfin un hommage à Claude Monet, disparu il y a tout juste cent ans, et se souvient de ce 13 novembre 1872 à 7h35, moment auquel l’artiste a peint de sa chambre de l’hôtel de L’Amirauté au Havre Impression, soleil levant. Guillaume Aubry a soutenu une thèse sur l’expérience esthétique des couchers de soleil et invite, avec Sur Le Motif, sorte de périscope installé à 7,14 mètres de haut, à découvrir le même point de vue que Monet sur la zone portuaire.
Infos pratiques
- Du 27 juin au 20 septembre au Havre
- Exposition gratuite
