L’Imaginaire forcé est le premier spectacle de la compagnie Crescite. Dans cette création, Angelo Jossec et ses complices ont porté un regard sur l’œuvre de Molière et le théâtre du XVIIe siècle. Ils l’affinent durant cette semaine au LaboVictorHugo à Rouen.
Retour au LaboVictorHugo à Rouen pour la compagnie Crescite. « Nous y venons régulièrement, pas pour de longues périodes mais plusieurs fois par an. » Angelo Jossec, metteur en scène et comédien, y passe cette semaine de septembre avec Manon Rivier et Adrien Vada pour effectuer « un ravalement de façade » à L’Imaginaire forcé, le tout premier spectacle de la troupe. « Il n’a jamais cessé de tourner. Il a maintenant quinze ans. Il a fait son temps. Il fallait se demander quoi faire de cet objet. »
Continuer à le jouer ou arrêter ? La compagnie joue cinq spectacles — un sixième est en création et une partie du texte sera lue vendredi 9 octobre lors des journées Culture & transition écologique au pavillon des Transitions à Rouen. « Je rejoue dans tous les spectacles et c’est agréable », confie Angelo Jossec. Alors, il faut continuer. Avant de reprendre la tournée avec L’Imaginaire forcé, le trio « élague le texte. Quand on monte un premier spectacle, on veut y mettre toutes ses envies de théâtre. Là, le burlesque et la farce prennent toute la place. Ce qui est drôle chez Molière, c’est le jeu d’acteur », explique le metteur en scène.
L’Imaginaire Forcé est une traversée de plusieurs textes de Molière : Le Malade imaginaire, Le Mariage forcé, Dom Juan, George Dandin… Autant de pièces pour découvrir la langue du dramaturge, le théâtre du XVIIe siècle et les intrigues de l’époque, notamment sur l’amour, sujet de conflit entre les générations. Reprise de la tournée mardi 1er décembre à l’espace culturel Philippe Torreton à Saint-Pierre-lès-Elbeuf.
