Inbal Ben Haim tisse des fils d’espoir

Photo : Grégory Rubinstein

Avec Anitya, Inbal Ben Haim souhaite insuffler de l’espoir. La circassienne évolue seule et avec le public dans une scénographie faite de cordes. Elle donne les premières représentations de ce nouveau spectacle vendredi 21 et samedi 22 novembre au cirque-théâtre à Elbeuf.

Sur la scène, 1 000 mètres de cordes sont emmêlés, tissés, noués pour créer un espace en forme de toile d’araignée, de constellations ou encore de rhizomes. Inbal Ben Haim est enfermée dans cette sculpture en suspension où elle enchaine les acrobaties et des mouvements dansés. Elle ne restera pas seule. Dans Anitya qu’elle présente les 21 et 22 novembre au cirque-théâtre à Elbeuf, la circassienne aura besoin de la complicité du public pour détricoter cette forme et la transformer.

Détruire ensemble pour reconstruire ensemble. Dans cette nouvelle création, Anitya qui signifie impermanence, la circassienne propose une expérience collective et créatrice, physique et émotionnelle, pour ne pas sombrer dans le désespoir et rappeler la notion de responsabilité. « Je ne peux rien seule mais nous pouvons avoir tous un impact sur ce qu’il se passe. Je ne suis pas du tout dans le jugement ou dans un rapport de culpabilité. Ma question : comment on intervient ? »

Optimisme ou espoir ?

Inbal Ben Haim dresse un parallèle avec l’état de santé du monde. « Tout se pète la gueule. Et ce d’un point de vue politique, climatique, social, géopolitique. Nous traversons une époque de transformation, de destruction. Je suis très touchée par la guerre entre Israël et la Palestine. J’ai grandi là-bas. Je vis cette histoire complexe depuis que je suis toute petite ».

Reconstruire pour retrouver un espoir ? « C’est la grande question. J’ai entendu une personne qui faisait la différence entre optimisme et espoir. Un optimiste est celui qui est convaincu que l’avenir sera meilleur. L’espoir est davantage un état mental, une croyance dans l’énergie de la vie. Je ne suis pas optimiste. Il ne peut pas y avoir un avenir meilleur. Plein de signes le montrent. Mais s’il n’y a pas d’espoir, on ne peut pas continuer pas à militer. Il faut que l’énergie créative prenne davantage de place. J’ai confiance ».

Dans le spectacle, Inbal Ben Haim place cette confiance dans le public qui va tirer les cordes. Elle se retrouve face à un vide, « dans un danger maîtrisé », et au-dessus d’un amas de cordes, telles des traces d’un passé. « C’est toujours un moment fragile et difficile mais ce n’est pas la fin ». Inbal Ben Haim garde toujours espoir.

Infos pratiques

  • Vendredi 21 novembre à 20h30 et samedi 22 novembre à 18 heures au cirque-théâtre à Elbeuf
  • Durée : 1 heure
  • À partir de 10 ans
  • Tarifs : 19 €, 14 €
  • Réservation au 02 32 13 10 50 ou en ligne
  • Aller au spectacle en transport en commun avec le réseau Astuce
  • Des places sont à gagner
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