La même pelouse verte à Grossœuvre, une programmation éclectique, des bénévoles motivés, une entrée gratuite : ce sont les ingrédients principaux de Ça sonne à la porte. Une nouveauté à souligner : le festival se déroule pendant trois jours, du 5 au 7 juin.
C’est « une suite logique » espérée par Jérémi Tomczyk. Le directeur de Ça sonne à la porte se réjouit d’annoncer un festival qui se déroule en 2026 pour sa vingtième édition pendant trois jours, du 5 au 7 juin. « La première a été organisée en trois mois et a accueilli environ mille personnes. Au fil des éditions, le public est venu de plus en plus nombreux — en 2025, 25 000 personnes étaient au festival. Le budget s’est accru. Nous avons appris au fur et à mesure. Pendant toutes ces années, nous avons fait notre petite vie et nous nous sommes améliorés dans la programmation, dans la qualité d’accueil des artistes et du public. Jamais nous avons voulu être les plus forts, les plus grands et les plus gros. »
La recette de la réussite ? Peut-être néanmoins Ça sonne à la porte a acquis une réelle notoriété grâce à une affiche toujours aussi audacieuse et riche. « Nous aimons faire de grands écarts, indique Jérémi Tomczyk. Depuis 2006, nous mélangeons les styles et ça fonctionne. Lorsque l’on écoute de la musique, on n’aime jamais un seul style. Alors nous faisons en sorte que tous les publics s’y retrouvent. Et nous voulons aussi leur faire découvrir des artistes qu’ils ne connaissent peut-être pas. »
Sans écrans
23 artistes et groupes sont attendus à Ça sonne à la porte. Il faut ajouter la chorale formée par les 900 élèves des collèges du département de l’Eure. Au programme entre autres : le rock de Shame, de Triggerfinger, de Flying Blanket Mystery et de Vera Daisies, la pop de Julien Granel, James Gruntz, de James Baker, de Deluxe (en photo), de Jack Garratt et d’Annabella Hawk, le rap de Yamé, d’Oxmo Puccino, de Sula Bassana, de Dominique Février, la soul de The Dip, d’Izo Fitzroy, le funk de Sam Greenfield…
C’est une affiche plus internationale et toute autant prometteuse, devenue possible grâce à une hausse du budget global qui atteint les 810 000 €. Il ne faut pas se réjouir de la disparition d’un événement culturel : le Rock in Évreux n’aura pas lieu en 2026. Conséquence de ce désastre annoncé : la ville d’Évreux a apporté un soutien financier à Ça sonne à la porte. Ce qui permet au festival de se tenir sur trois jours.
Cette 20e édition sera « un beau défi, selon Jérémi Tomczyk, très serein. C’est une année un peu test. » L’ADN du CSALP reste identique. Le festival, « c’est les pieds dans l’herbe », dans une petite commune de l’Eure. Il est gratuit, familial. Et pas besoin d’écran pour voir les artistes.
Infos pratiques
- Vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin à Grossœuvre
- Festival gratuit
