Polivision est une œuvre contemplative. Lorène Plé, artiste plasticienne, la présente pour la première fois au Frac de Normandie à Caen lors du festival de Station Mir, ]Interstice[, qui se tient jusqu’au 10 mai.
Il y a cinq ans, Lorène Plé s’est s’intéressée aux fours solaires, notamment à ces installations géantes dans les Pyrénées-Orientales à Odeillo, Mont-Louis et Thémis. Son objectif : s’inspirer de leur système de fonctionnement pour nourrir ses recherches sur la lumière. La lumière est en effet le matériau des créations de cette artiste plasticienne, diplômée de l’école supérieure d’arts & médias à Caen en 2020, qui développe une pratique transdisciplinaire entre arts, sciences et techniques pour fabriquer des paysages imaginaires.
La lumière est la source de Polivision, l’installation que Lorène Plé présente jusqu’au 10 mai au Frac Normandie à Caen pendant le festival ]Insterstice[. « C’est une version éclatée du four solaire », résume la plasticienne qui a commencé par le dessin et la sculpture avant de bifurquer vers l’art numérique. Polivision, c’est quatre traqueurs solaires, des moteurs qui montent et descendent, vont à droite, à gauche et tournent sur eux-mêmes. Relié à un système de données astronomiques, le dispositif reçoit en temps réel ou en décalage la lumière du soleil et de la lune, avec ses variations. Des enceintes captent également les ondes qui diffusent une matière sonore. Une caméra thermique détecte enfin la présence des visiteurs et active toute l’œuvre.
Polivision est un ballet chorégraphique de réflecteurs de lumière qui dessinent sur les murs du Frac une multiplicité de formes hybrides, spectrales et contemplatives, peut-être des phénomènes surnaturels. C’est une succession de paysages artificiels, en constante évolution, complètement hypnotiques. Lorène Plé questionne là les perceptions de chacune et chacun et offre maintes narrations.
Infos pratiques
- Jusqu’au 10 mai, tous les jours de 14 heures à 18 heures au Frac Normandie à Caen
- Entrée libre
Cinq expositions
Cette nouvelle édition du festival de Station Mir, ]Interstices[, est consacrée à la création émergente en lien avec les arts, les sciences et les technologies. Elle donne à voir des projets soutenus par Ambivalences, un programme porté les pôles régionaux de création artistique en environnement numérique en Bretagne, en Normandie et dans les Pays de la Loire et visant à renouveler les esthétiques et les écritures.
Cinq projets sont présentés lors de cet Interstice ]NOVA[ qui se déroule jusqu’au 10 mai au Frac de Normandie, au pôle culturel Lorge et à l’Artothèque à Caen. Outre Polivison de Lorène Plé, Clément Davout et Léo Fourdrinier propose La Vague irrésolue. Jingqi Yuan emmène dans sa Latence.Grotte. Adèle et Emma Leseigneur Leulier interrogent l’intelligence artificielle dans Data Ich. Lukas Persyn se souvient des pylônes de télécommunications dans Recalls. Au programme également : des concerts, des performances, des projections.
