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Kabylie Minogue, festif et fiévreux

Photo : DR

C’est un des groupes les plus captivants de la scène électronique. Kabylie Minogue joue des sets des plus effervescents tissés de rythmes orientaux et d’électro. Le duo est en concert vendredi 5 juin à Rush, le festival du 106, sur la scène du Quartier d’été du cirque-théâtre à Elbeuf.

Cette soirée du festival Rush promet d’être fiévreuse et remplie de belles énergies positives. Kabylie Minogue enflamme tous les dancefloors. Le duo, formé à Paris par Jad et Kheireddine, tient en effet une place singulière sur la scène électronique. Il réussit à faire un grand écart entre tradition et modernité en entrelaçant des sonorités du Maghreb, du Moyen-Orient, du Brésil, de l’Inde avec du rock psyché et divers styles de la musique électro. C’est festif, dansant et furieusement grisant.

Kabylie Minogue est un duo d’amis, deux artistes avec des caractères différents et complémentaires. « Nous le savons, nous sommes souvent attirés par les personnes qui sont à l’opposé de nous. Kheireddine est très sociable, extraverti. Il est plein d’enthousiasme et laisse beaucoup de place à l’improvisation. L’imprévu ne lui fait jamais peur. Moi, je suis plus méthodique et plus organisé. Pour ce projet, il y a besoin de beaucoup de spontanéité », explique Jad. L’un vient titiller l’autre.

Devant une page blanche

Kabylie Minogue sera vendredi 5 juin au Quartier d’été du cirque-théâtre à Elbeuf. Qu’ont préparé Jad et Kheireddine pour ce concert ? C’est encore un mystère. Eux ne le savent pas non plus. L’atmosphère du lieu est importante pour ces deux complices. « C’est 99 % du set. L’énergie du public est nourrie du lieu, de la lumière, forte ou tamisée, de la disposition de la scène. Cela nous donne des indications sur le genre de musiques que nous voulons partager », indique Jad.

Pas un set ne ressemble au précédent. À chaque fois, Jad et Kheireddine se retrouvent comme devant une page blanche. Depuis la fondation du groupe, « le son a toujours un peu bougé. Et il bouge en fonction de ce que l’on écoute et de ce que l’on aime. Il y a eu la musique des années 1990, la bass music, la jungle, la house, le reggaeton. En fait, nous n’avons pas de limites. » Pour le duo, faire danser est un objectif. Pas le principal. Il y a avant tout la volonté de faire découvrir des musiques. « Nous ne voulons pas être dans un style définitif mais jouer ce que nous venons de découvrir. »

Ce qui explique en partie que Kabylie Minogue a sorti un seul album, Pyjama Bazaar. « Nous avons eu envie de poser une intention », indique Jad. Désormais, les bonnes idées, le duo les explore sur scène pour casser les codes et insuffler une good vibe.

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