Charles Fréger dresse le portrait des Normandes

Les identités régionales sont une thématique récurrente dans le travail de Charles Fréger. Le photographe consacre ce nouveau chapitre à la Normandie. Présentée jusqu’au 27 septembre au musée des Traditions et Arts normands à Martainville-Épreville, l’exposition, ATP/Les Normandes, donne à voir des silhouettes portant le costume et la coiffe traditionnels.

Charles Fréger est un portraitiste des plus talentueux. L’artiste capte non seulement un instant dans un présent tout en emmenant dans une histoire plus ou moins connue, vers un passé, pas forcément très lointain, et vers des endroits qui marquent les imaginaires. Dans son travail, il mêle ainsi plusieurs dimensions, historique, géographique, traditionnelle, individuelle et collective, pour constituer un inventaire photographique qui s’inscrit dans un imagerie, parfois considérée comme folklorique.

Le photographe a parcouru plusieurs continents pour dresser le portrait de nombreuses communautés, de divers corps de métiers, de sportifs… Il s’est aussi intéressé aux vêtements de femmes de plusieurs régions de France. Pour les uns comme pour les autres, il met en lumière les uniformes et les costumes, signes distinctifs d’un groupe. Qu’en est-il alors des individualités et des identités de chacune et de chacun ?

Comme des tableaux

Un nouveau sujet de recherche : les coiffes et les tenues de la région. L’exposition, ATP/Les Normandes, est à voir jusqu’au 27 septembre au musée des Traditions et Arts normands à Martainville-Épreville. Charles Fréger a photographié quelques objets, surtout des femmes au travail, en promenade, au repos… Celles-ci portent une coiffe différente selon le lieu d’habitation, les événements et les tâches effectuées. Toutes posent dans de longues robes, un seau à la main, poussant une brouette, cueillant des fruits, avec une vache, sur un âne… Elles affirment leur identité dans un élan, dans un geste et dans un langage du corps qui se répètent. Chaque image devient une scène de vie quotidienne.

Les photographies de cette série, ATP/Les Normandes, cachent un certain mystère. Charles Fréger apporte un traitement singulier à ses œuvres, où apparaissent des silhouettes, des ombres dessinées dans une douce lumière, telles des compositions picturales.

Infos pratiques

  • Jusqu’au 27 septembre, tous les jours, sauf le mardi, de 10 heures à 12h30 et de 14 heures à 18 heures, le dimanche, de 14 heures à 18h30, au musée des Traditions et Arts normands à Martainville-Épreville
  • Tarifs : 6 €, 4,50 €, gratuit pour les moins de 18 ans, les personnes en situation de handicap, les demandeurs d’emploi et bénéficiaires de minima sociaux
  • Renseignements au 02 35 23 44 70 ou en ligne
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