Les premiers pas de « RefUge »

photo : Compagnie Larihla

La danseuse et chorégraphe de la compagnie Larihla, Camille Marchand, mène les premières recherches sur un futur duo, RefUge. Elle a travaillé pendant le moins de juillet avec le plasticien Arthur Dujols-Luquet au LaboVictorHugo à Rouen.

Camille Marchand et Arthur Dujols-Luquet ont croisé leurs imaginaires. L’une est danseuse et chorégraphe, jeune diplômée du conservatoire national supérieur de musique et de danse à Paris, l’autre, plasticien, issu de l’école des Beaux-Arts à Paris. Ils se sont rencontrés dans plusieurs galeries d’art avant de se découvrir un point commun : une appétence à se réfugier dans l’obscurité.

RefUge, c’est le titre de la création chorégraphique qu’ils travaillent ensemble avec le danseur Pierre Loup Morillon. Ils ont ainsi passé le mois de juillet au LaboVictorHugo à Rouen à écrire et réécrire des modules, à tester une scénographie qui plonge le public dans le noir. RefUge sera une pièce immersive, interprétée avec Pierre Loup Morillon, sur une composition de Jacopo Greco d’Alceo, qui renverse les codes de la danse.

« Nous voulons amener une vision différente, d’autres émotions. Être dans l’obscurité, c’est prendre un contre-pied. Je souhaite détacher le public du regard qu’il porte sur les interprètes », explique Camille Marchand, accompagnée également par l’ACEAC « C’est un geste de soustraction. Nous sommes dans une ère de production d’images. Ce qui importe ici est de créer en épurant les choses, en creusant le vide. L’obscurité fait générer la non-image, la non-démonstration », ajoute Arthur Dujols-Luquet.

Dans cette boîte noire, Camille Marchand évolue autour du public, parfois tout près, et d’une source faiblement lumineuse qui ressemble à une méduse.

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