
En adaptant l’histoire de Macbeth dans une de ses partitions les plus audacieuses, Verdi fait naître un cocktail explosif. Une association du génie théâtral de Shakespeare et du drame à l’italienne, sur une musique incandescente. Le poison de la jalousie, la soif de pouvoir et la tentation meurtrière s’insinuent dans les esprits tourmentés, distillés par des sorcières dont le seul horizon est la chute du royaume d’Écosse. Pour cet opéra vénéneux dirigé par Pierre Dumoussaud, la metteuse en scène Ambre Kahan file une métaphore parlante, à l’image de son univers puissamment évocateur. La nature y envahit peu à peu l’espace,

