Photo-Broken-Back-0011 ok okL’aventure musicale de Broken Back a commencé dans… un lit. Jérôme Fagnet se blesse le dos. Il est contraint au repos. Pour l’étudiant à l’école de commerce de Lille, originaire de Saint-Malo, la seule manière de tuer le temps : écrire et composer. Happiest Man on earth fait le buzz sur le web. Suivront d’autres jolis titres réunis dans un premier EP sorti au printemps. Difficile de définir le style de Broken Back. Jérôme Fagnet mêle electro, folk, pop, crée des ambiances planantes et vibrantes. Les mélodies sont légères et lumineuses. Dans Broken Back, il y aussi cette voix si particulière, si aérienne. Broken Back vient aux Mauvaises Graines au Silo à Verneuil-sur-Avre vendredi 4 septembre.

 

Vous avez composé les titres tout seul et vous jouez en duo sur scène. Est-ce la formule idéale ?

Je ne sais pas si c’est la formule idéale. C’est avant tout la formule qui me plaît dans la mesure où j’avais envie de rendre compte le côté electro sur scène. J’ai invité un percussionniste à venir jouer avec moi. Il apporte un dynamisme au live, un côté exotique à la musique. Avec Sal, on s’éclate et on prend beaucoup de plaisir.

 

Comment avez-vous travaillé votre voix ?

J’ai commencé à chanter très tard et je n’ai vraiment jamais pris de cours. En fait, je viens du classique et du jazz. J’étais à Saint-Malo et je faisais du tuba. J’étais dans une classe musicale au collège. J’ai dû faire une pause dans la musique lorsque j’ai intégré une classe préparatoire. J’ai repris ensuite à école de commerce. Et j’ai repris la musique avec la guitare. Le tuba, c’était trop compliqué, ça fait trop de bruit. A la guitare, je jouais mes titres préférés. J’ai commencé le chant de cette manière.

 

L’envie de musique a toujours été là.

C’est une passion qui ne me quittera jamais. A cette époque-là, je ne sais pas si je m’imaginais composer un jour. En fait, les choses se sont faites naturellement. J’ai laissé parler les émotions, les sentiments. Comme j’ai commencé à composer lors d’une période de convalescence, la musique a été un exutoire, salvatrice.

 

La douleur vous a conduit vers des contrées lumineuses.

C’est ce qui est assez paradoxal dans ces moments. On ne peut pas ressentir uniquement que de la douleur. Sinon, tout devient destructeur. Rien n’est simple mais on passe par des instants compliqués, puis plein d’espoir. C’est un yoyo émotionnel. Je pense que mes chansons traduisent le paradoxe des émotions.

 

 

 

 

Etes-vous le garçon le plus heureux de la terre ?

L’interprétation de cette chanson est très ouverte. Happiest Man on earth est l’histoire d’un personnage qui se rend compte que tout ce qui est matériel n’est pas important. L’essentiel est ailleurs : les personnes pour lesquelles il compte et qui comptent pour lui.

 

Faut-il garder une part d’insouciance pour composer ?

Je n’ai pas la réponse. « Young Souls » évoque justement cette perte d’insouciance. Quand on est enfant, on veut grandir vite pour devenir une personne adulte, responsable. On détruit ainsi cette part d’insouciance. Je pense que garder son insouciance ou la perdre peut donner des choses très belles.

 

Un premier est sorti. Quelle est la suite de Broken Back ?

Je suis en train d’écrire un album qui devrait sortir début 2016. C’est une aventure excitante. Je passe beaucoup de temps dans le studio à écrire et composer un maximum de chansons pour pouvoir à la fin faire un choix. Je voudrais que cet album soit cohérent.

 

 

La programmation :

  • Vendredi 4 septembre à partir de 20 heures : I Phaze, Broken Back, La Dame Blanche, Nord, Sun Jun, Audiofilm.
  • Samedi 5 septembre à partir de 16h30 : Jim Murple Memorial, Aline, The Summer Rebellion, Selim, You Said Strange, Mannequins, Green Street, Kinky Yukky Yuppy, Cizum, Ulitza Orkestra, Facing The Sun.

 

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