Mille ans d’Histoires de guitares avec Gaëdic Chambrier

par | 25 février 2020 | conférence

Des Histoires de guitares, Gaëdic Chambrier en connaît plein. Des anciennes, des récentes, des drôles, des émouvantes, des improbables… Entouré de nombreux instruments, il les raconte samedi 29 février au Kalif à Rouen.

Son histoire avec la guitare

La guitare n’est pas son premier choix. Gaëdic Chambrier voulait apprendre à jouer de la batterie. Or dans une petite chambre d’un appartement à Canteleu, l’apprentissage ne pouvait pas être très aisé. Son parcours musical a alors connu « plusieurs faux départs ». Entre une mère, violoncelliste, qui écoute des musiques classique et baroque, et un père bassiste, fan de folk, Gaëdic Chambrier a tracé un sillon singulier. Il y a tout d’abord eu les cours. « Pour ma sœur et moi, c’était bien trop académique. Nous avons tout fait pour arrêter ». 

Le coup de foudre est venu plus tard. « Je nageais à la piscine de Rouen. À l’extérieur, il y avait les 24 Heures motonautiques. Un groupe jouait à côté du bassin. À un moment, je me suis arrêté pour écouter et regarder le chanteur avec sa belle guitare noire et ses longs cheveux blonds. Il avait la classe. J’ai craqué toutes mes économiques pour acheter une guitare, la moins chère . Et j’ai appris à jouer tout seul ».

Une guitare pour jouer quoi ? Du rock et du hard rock bien évidemment. Gaëdic Chambrier avait encore en tête cette image de la rock star « avec le bandana dans les cheveux et les filles en délire devant la scène ». À l’adolescence, il est sorti de sa chambre pour aller jouer avec d’autres musiciens. Le point de rendez-vous  : le Kalif à Rouen où se sont succédés divers projets musicaux. « Il y a beaucoup de souvenirs là-bas. Nous avons tous eu nos rêves de révolutionner la musique. Alors tous ces différents projets, nous les avons vus naître et s’effondrer les uns après les autres ».

Gaëdic Chambrier a multiplié les collaborations, même celles « payées en sandwich et en bière », et les achats de guitare. « Je ne suis pas un fétichiste d’instruments. Pour moi, ce sont des outils. J’avais plein de guitares dont je ne me servais pas. À un moment, je me suis interrogé sur leur utilité ». Le musicien les a gardées pour écrire des Histoires de guitares.

Des Histoires de guitares

La guitare, on connaît. Les guitares, on connaît moins. Leurs histoires, on en ignore beaucoup et il y en a une par instrument. Dans Histoires de guitares, Gaëdic Chambrier fait le récit de ces guitares, qu’elles aient 3 ou 28 cordes, longues de 40 centimètres à 1 mètre, 15 ou 20 accordages, qu’elles soient des Xe ou XIXe siècles, en bois ou en carbone, électriques, classiques ou folk ou qu’elles viennent d’Europe ou d’Afrique… Sans oublier les cousins et cousines, comme la mandoline, le luth ou le banjo.

Gaëdic Chambrier raconte leur histoire tout en les mettant « dans un contexte géographique, historique, mythologique… Je suis fasciné de voir comment la guitare est le fruit de son époque et de son contexte. On peut voir, par exemple, sur des peintures anciennes ou des gravures, des femmes en train de jouer de la guitare, considérée alors comme un instrument mineur. Les hommes, eux, se réservent l’instrument noble, la mandoline ». 

Pour écrire Histoires de guitares, le musicien a effectué de nombreuses recherches. « Au début, quand j’ouvrais une porte, j’en avais dix autres face à moi. C’est infini ». Les luthiers l’ont également aidé dans sa démarche si bien qu’il leur passe commande de manière régulière d’instruments anciens. « On peut encore avoir des plans à peu près fiables, avec des cotes, datant la dernière partie du Moyen Âge. Mais il n’y a pas de normes, pas de traces des échelles de notes ».

Depuis le printemps 2013, Gaëdic Chambrier enrichit cette conférence ludique. Il raconte, fait des détours avec des anecdotes et joue un répertoire associé à chaque guitare. Il traverse des époques, des cultures, des continents. Un livre des Histoires de guitares est en préparation.

Infos pratiques

  • Samedi 29 février à 16 heures au Kalif à Rouen. 
  • Tarif : 4 €, entrée gratuite pour les adhérents du Kalif
  • Réservation sur www.lekalif.com

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