JoyOfficiel2Ces deux-là viennent d’univers musicaux différents. Pourtant, Joy Adegoke et Wim Janssens ont trouvé un terrain musical pour libérer une belle énergie créatrice. Les musiciens belges de Joy Wellboy, installés désormais à Berlin, créent des bulles electro-pop pleines de charme, de rêve, de romantisme. Après Yorokobi’s Mantra, le couple a enregistré Wedding, un album très intimiste. Il revient à Evreux, cette fois au festival du Rock dans tous ses états samedi 27 juin (18h25). Interview avec Joy Adegoke.

 

Pourquoi avez-vous choisi Berlin ?

Nous avons habité pendant longtemps en Belgique. Il y a deux ans, nous avons eu envie de bouger, de venir à Berlin. Il y a beaucoup plus d’espace dans cette ville qu’à Bruxelles où les rues sont très étroites. C’était aussi l’occasion de découvrir de nouvelles choses.

 

Vous avez eu envie de plus d’espace. Pourtant, votre album, Wedding, est plus intimiste que le premier.

Oui, c’est vrai. Nous sommes un couple. Dans cet album, nous parlons beaucoup de nous. Et nous avons enregistré dans notre salon où nous dormions aussi. Nous sommes tout le temps restés dans cette pièce. C’est certainement ce que l’on ressent dans l’album. C’était très intéressant pour nous de travailler de cette manière.

 

Pourquoi ?

Cela a été un vrai challenge pour nous. Nous nous sommes enfermés dans une pièce. Nous sortions seulement pour manger. Nous recherchions ce côté intimiste mais il fallait aussi trouver l’énergie. C’est toujours facile de commencer un projet mais c’est très difficile de le terminer tout en étant content de soi.

 

Vous avez évolué dans des milieux musicaux différents. Quel est le point commun qui vous a réunis ?

C’est vrai, nous sommes super différents. Nous ne venons pas du même univers musical mais nous aimons la même musique, la new wave. En fait, nous avons les mêmes goûts musicaux mais nous n’avons pas la même approche de la musique. Wim est plus classique. Il est multi instrumentiste et travaille dans un studio. Moi, je suis plus dans les nuages. Je peux écrire n’importe où parce que je vois la magie partout. Quand j’enregistre, je m’enferme. Nous avons un autre point commun : nous savons quel endroit nous voulons atteindre.

 

Est-ce que cet endroit ressemble à cette pop-electro que vous composez ?

C’est mon style et je ne sais pas m’en échapper. Notre musique doit être la thérapie dont nous avons besoin et qui nous donne de l’énergie. En la partageant, nous avons envie de transmettre cette même énergie. Nous avons une histoire. Nous voulons la raconter. A travers elle, nous avons envie de donner de l’espoir.

 

 

 

Est-ce que la musique est, pour vous, le meilleur vecteur d’émotions ?

Oui. Parfois, on ne sait pas trop quoi faire avec nos émotions. Il nous arrive d’être joyeux, d’être mélancoliques. Dans ces moments-là, les textes me poursuivent. Ils sont là comme des fantômes. Alors je dois écrire. Cela me calme.

 

Une chanson, Comme sur des roulettes, a été écrite en français. Pourquoi ?

Quelqu’un nous avait demandé une chanson en français et j’ai beaucoup aimé écrire dans cette langue. J’ai aussi toujours aimé le français. J’ai lu des poètes français. J’ai écouté des chanteurs français, comme Gainsbourg, Michel Polnareff, et aussi Joe Dassin. C’est une langue très poétique.

 

Le Rock dans tous ses états 

  • Vendredi 26 juin à 17 heures et samedi 27 juin à 15 heures à l’hippodrome d’Evreux.
  • Tarifs : de 70 à 53 € les deux jours, 50 €, 40 € une journée. Réservation sur www.lerock.org
  • Programme complet : ici
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