Le 106 à Rouen ouvre le 36e 106 Experience. Mardi 30 septembre, il présente quatre groupes normands qu’il parraine. Parmi eux, il y a Mannequins.

 

mannequinsIl a fallu un peu de temps à Mannequins pour trouver le line-up idéal. Après des départs, avec ou sans retour, de nouvelles arrivées, le groupe rouennais a trouvé son équilibre à cinq musiciens. A sa tête, Adrian Dépinay qui s’est entouré des musiciens de Gordon Melon. « C’est une rencontre un peu improbable parce que nous ne venons pas de styles qui a priori pouvaient fusionner. Pourtant, ça marche. Dans ce groupe, nous allons au delà des styles. Nous nous appuyons sur les compétences de chacun ».

 

Au niveau musical, Mannequins fait le grand écart entre « la mélodie et le bordel », « la pop et le noise ». La priorité : « il faut que ça sonne. Nous sommes désormais à trois guitares. Forcément, cela oriente les choix artistiques ». S’il faut faire des comparaisons, Mannequins rappelle Franz Ferdinand, The Strokes ou encore Bloc Party. Pour l’écriture des textes, Adrian Dépinay trouve son inspiration dans le cinéma des années 1960 et 1970, dans la littérature. « Je privilégie les ambiances au côté narratif. Comme le cinéaste japonais Ozu. Dans ses films, il n’y avait quasiment pas de scénario, tout était dans les ambiances ».

 

Prochaine étape pour Mannequins : le concert au 106, parrain du groupe. « C’est un peu la famille. Nous y répétons régulièrement. Après une période au Kalif, nous avions besoin d’un nouvel élan. Cela s’est révélé bénéfique ». Autre nouvelle : la sortie du premier album dans les prochains jours après un enregistrement au Tahiti Lab. Mannequins envisage enfin le tournage de deux clips et quelques concerts en Angleterre.