Jan Wilhlem Jansen | In Nomine

Photo : DR

Un point commun entre les Beatles et John Taverner : leur succès et leur empreinte durable sur la musique. Hey Jude (1968) est encore chanté dans le monde entier ; plus de 150 œuvres, sur près de cinq siècles, s’inscrivent dans le droit fil de l’In Nomine de Taverner (avant 1530).

Et pourtant, rien de semblable ! Les In Nomine – fondés sur un extrait du plain-chant du Benedictus dans la messe Gloria tibi trinitas – sont dépourvus de presque tout élément communicatif : ni mélodies, ni harmonie, ni respirations, ni histoires. Ils ne racontent rien.

Ennuyeux, direz-vous ? Dans notre temps d’excès et de superlatifs, il n’y a presque plus de place pour la simplicité et l’invisible. Pourtant ces longues notes suspendues, ces contrepoints en dialogue perpétuel, peuvent nous conduire vers un autre monde et nous rapprocher de ce qui nous échappe. Les Scarlatti (père et fils), comme le dernier fils de J. S. Bach, y respirent la joie et le bonheur, presque sans réserve.

  • Dimanche 11 octobre, à 16 heures, à l’Eglise Saint-Michel, Bolbec
  • Durée : 1h
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