Après Maison de retraite 2 et Le Jour J, Claude Zidi Jr retrouve son complice Kev Adams pour La Maison de nos rêves, une comédie populaire, au cinéma mercredi 7 octobre, qui rappelle Le Viager de Pierre Tchernia.
Depuis 2024 et le second volet de Maison de retraite, Kev Adams et Claude Zidi Jr. ne se quittent plus. Ils enchaînent les comédies populaires avec Le Jour J, la série télé Maison de retraite et aujourd’hui, La Maison de nos rêves. Cette fois, on y parle d’un jeune couple fauché qui tombe sur l’occase du siècle : acheter en viager un bien immobilier fantastique à une dame apparemment mourante…
Les plus anciens se souviendront du film de Pierre Tchernia —co-écrit avec René Goscinny —, Le Viager, sorti en 1972 et que l’on peut voir ou revoir régulièrement à la télévision. À l’époque, c’était un médecin quinquagénaire (Michel Galabru) qui, soignant un patient vraiment mal-en-point, achète en viager sa maison sur la côte d’Azur. Tous attendent patiemment le décès du vieil homme (Michel Serrault) qui, plus résistant que prévu, enterrera tout le monde…
Le duo Adams-Zidi, reprend l’idée, et en modifie quelques données. Les acheteurs, Benjamin (Kev Adams, également au scénario) et Amélie (Camille Aguilar), sont des trentenaires qui enchaînent les petits boulots et ne sont pas près d’acquérir la maison de leurs rêves. Sauf qu’un agent immobilier leur propose une affaire irrésistible : acheter en viager une immense maison à plusieurs étages, plantée dans un jardin magnifique bordant un lac. De quoi largement loger la petite famille que le jeune couple espère fonder. Avant de se lancer, les deux trentenaires se renseignent. Nicolette (Chantal Ladsou), la propriétaire, est vraiment à bout de souffle.
Une arnaque
D’emblée, on constate que le duo Adams-Zidi voit plus grand — trop peut-être — que celui de Tchernia-Goscinny. Le bien convoité par les jeunes ne concerne plus un de ces charmants pavillons baignés de soleil — de quoi combler le commun des mortels. Non, ladite maison tient plutôt du manoir qui nécessite du personnel pour l’entretenir. Par ailleurs, le duo imagine non pas une belle occasion mais bel et bien une arnaque. Nicolette n’a rien d’une mourante. À peine le contrat signé, la voilà qui fait le grand écart, montrant effrontément qu’elle compte bien se laisser vivre sur le dos des jeunes en pleine désillusion.
S’en suit toute une série de gags plus ou moins réussis, plus ou moins lourds au point d’en faire oublier quelques messages intéressants comme la solitude des personnes âgées ou la difficulté pour les jeunes d’accéder à la propriété de nos jours. La chute du film reste néanmoins touchante. Nicolette n’étant pas près de passer l’arme à gauche, le trio va devoir trouver un terrain d’entente. Et c’est presque émouvant d’entendre Chantal Ladsou alias Nicolette, remercier Kev Adams alias Benjamin, d’avoir redonné du piment à sa vie. Rappelons qu’on la voit à ses côtés depuis Maison de retraite 2. Au moins, eux, se font plaisir.
- La Maison de nos rêves de Claude Zidi Jr. (France, 1h38) avec Kev Adams, Chantal Ladesou, Camille Aguilar…
