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Théâtre au Rayon vert : les idéaux d’une époque

par | 9 avril 2015 | Théâtre

L’histoire traverse trois décennies : des seventies jusqu’à nos jours. Le collectif In Vitro, fondé par Julie Deliquet, raconte dans cette saga l’héritage des valeurs transmises d’une génération à une autre. Durant cette soirée au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux, le collectif In Vitro, joue trois textes : La Noce de Brecht, Derniers Remords avant l’oubli de Lagarce et Nous sommes seuls maintenant (une écriture collective). En tout plus de trois heures de théâtre.

 

photo Sabine Boufelle

photo Sabine Boufelle

Comment une génération se construit dans les yeux d’une autre ? C’est à cette question que tente de répondre le collectif In Vitro dans cette « saga générationnelle ». Julie Deliquet a imaginé cette longue histoire en trois parties pour interroger les idéaux d’une époque. « Il y a tout d’abord une génération qui a grandi dans un monde où tout était possible et qui, surtout, ne voulait pas faire comme celle d’avant. Elle a rejeté les carcans de ses parents ».

 

Tout commence par un mariage, La Noce de Brecht, dans les années 1970. C’est la fête. Les mariés et les invités rient, dansent, mangent, boivent jusqu’à ce que tout explose. Notamment les codes de leurs parents. Tous ont une soif de liberté.

 

Dans Derniers Remords avant l’oubli de Lagarce, le passé ressurgit. Un ancien couple et leurs amis se retrouvent dans la maison qu’ils ont achetée ensemble en 1968. Plus de dix ans plus tard, il faut vendre. « Les idées s’affrontent. Lagarce parle de ce qu’auraient aimé être ces personnes et ce qu’elles sont devenues ».

 

 

Cette génération qui voulait changer le monde a vécu les événements de mai 1968, a regardé la chute d’Allende, milité pour défendre toutes formes de liberté, vu la gauche arriver au pouvoir… Que reste-t-il de ces idéaux ? Nous sommes seuls maintenant est le dernier volet de cette trilogie. « J’ai voulu clore avec une pièce plus intime. Il y a trois générations. Bulle a 18 ans. C’est comme un dîner initiatique puisqu’elle va découvrir les circonstances de sa naissance et toute l’aigreur de ses parents. Elle commence sa vie et chercher sa place à un moment où ses parents décident de partir ».  C’est elle qui porte un regard sur ce lourd héritage.

 

Dans ce triptyque, la forme est semblable au fond. Julie Deliquet laisse aux comédiens une grande forme de liberté. Chacun prend la parole et doit faire des choix sur le plateau. « La mise en scène se crée en direct. Je suis là pour réorienter les objectifs. Je suis la garante du présent ».

 

  • Vendredi 10 avril à 19h30 au Rayon vert à Saint-Valery-en-Caux. Tarifs : de 25 à 10 €. Réservation au 02 35 97 25 41.

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