Le corps, comme un territoire à explorer

photo : Sonja Beaudouin

Dans Incorporer, Lucie Van de Moortel de la compagnie La Ressaque évoque son corps comme une matière. Un solo que la danseuse et chorégraphe interprète au théâtre L’Almendra lundi 29 avril, jour de la Fête de la danse.

Lucie Van de Moortel s’est un jour demandé ce qu’il y avait à l’intérieur de son corps. Sur sa liste, elle a écrit bien évidemment les différents organes et d’autres parties rêvées ou espérées. Pour la danseuse et chorégraphe, d’autres éléments devaient composer ce corps nourri de sensations, d’émotions, d’énergie, de souvenirs… « La mémoire du corps est d’autant plus importante pour une danseuse parce qu’elle doit garder en elle tous les gestes, le travail effectué… » 

Le corps a alors « une réalité brute et une partie plus poétique et symbolique ». Lucie Van de Moortel revient là à la notion d’espace, comme dans ses précédentes créations. Dans Incorporer, un solo, écrit avec Audrey Evalaum, qu’elle interprète lundi 29 avril à L’Almendra à Rouen, elle imagine son corps comme un territoire à explorer qui peut accueillir une autre vie ou qui doit se confronter à l’absence et au vide. « C’est un sujet qui me tenait à cœur et a soulevé beaucoup de questionnements ».

La danse, sensible, puis sauvage, devient le mode d’expression d’un corps évoluant dans un cercle de farine et avec une matriochka. « C’est un réveil, une naissance » . La musique et la lumière créent à cet espace, décrit par les mots, une atmosphère onirique.

Infos pratiques

  • Lundi 29 avril à 20 heures au théâtre L’Almendra à Rouen
  • Durée : 50 minutes
  • Réservation en ligne
  • Programme complet de la Fête de la danse
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