Les élans du corps et du cœur

Lee (Will Poulte) et Muriel (Daisy Edgar-Jones) dans leur nouvelle vie / Photo : Metropolitan FilmExport

Daniel Minahan filme des Indomptés dans les paysages de l’Ouest américain, et nous parle d’identité refoulée et de sexualité complexe. Le films sort dans les salles de cinéma mercredi 30 avril.

Réalisateur de nombreux épisodes de séries télévisées mémorables comme Six Feet Under, Grey’s Anatomy, Game Of Thrones, House Of Cards, Daniel Minahan voulait filmer une grande histoire d’amour pour les salles de cinéma. Avec Les Indomptés, il signe une romance XXL qui se joue dans les vastes paysages de l’ouest américain. Une histoire d’amour adaptée du premier roman de Shannon Pufahl, On Swift Horses, que l’on peut traduire par un on ne peut plus romantique :  Et nous nous enfuirons sur des chevaux ardents

Ces Indompté,s c’est d’abord un couple qui s’installe en Californie. Après avoir combattu en Corée, Lee  (Will Poulter), mari bienveillant et généreux, démarre une nouvelle vie avec sa femme Muriel (Daisy Edgar-Jones). Mais un intrus ne tarde pas à troubler leur équilibre. Cet intrus, c’est le charismatique Julius (Jacob Elordi), le frère de Lee, un flambeur au passé secret.

Un triangle amoureux

C’est le début d’un triangle amoureux qui, lui aussi, finira par être bouleversé lorsque Julius décide de suivre Henry (Diego Calva), un jeune joueur de cartes dont il est tombé amoureux. Ebranlée par ce départ et plus éprise d’indépendance que jamais, Muriel trouve un exutoire dans les courses de chevaux et l’exploration d’un amour qu’elle n’aurait jamais osé imaginer…

Au-delà de la romance, Daniel Minahan s’intéresse aux enjeux liés aux jeux d’argent. Le mélodrame conjugal devient un film noir qui se joue dans les casinos, les circuits hippiques, les lieux de drague et les bars gays. Voilà qui pourrait déplaire aux antiwokes.

Partager l'article