Dans Time Has Come, un premier album qu’il signe sous nom, Phil Vermont traverse les époques et de multiples influences, notamment le blues-rock. Il est en concert avec son sextet dimanche 17 août au Clos des fées à Paluel lors du festival Grand Marnage.
La ligne droite n’est toujours le meilleur chemin pour aller d’un point à un autre. Phil Vermont a emprunté des routes sinueuses et fait plusieurs détours avant la sortie de son premier album en novembre 2024. Le titre en dit beaucoup : Time Has Come. Le temps est donc advenu après avoir exploré de nombreuses contrées musicales dans diverses formations. Il en reste persuadé : « toute rencontre te fait grandir ».
La première a été celle avec une guitare. Juste après la flûte à bec. L’artiste normand prend des cours de guitare classique. Il s’en souvient encore : « je n’étais pas un gros bosseur ». Jusqu’à ce qu’un de ses copains, Clément Landais, bassiste et contrebassiste, le mette au défi : apprendre la guitare électrique. « Là, j’ai beaucoup travaillé. Je reproduisais ce que j’écoutais. J’ai une vraie fascination pour cet instrument, pour le son, pour l’énergie qu’il dégage. Il me fait toujours le même effet aujourd’hui ». Alors le classique pour la virtuosité, le rock et le blues pour l’énergie et le jazz pour la dimension harmonique.
« Je me suis autorisé à être qui je suis »
Phil Vermont est guitariste depuis vingt-cinq ans. « Il me manquait un truc dans mon parcours musical : la composition ». C’est arrivé au fil des rencontres et des concerts. Et le chant ? « Pour être 100 % honnête, j’en rêvais. J’ai toujours adoré chanter. Je me souviens à l’âge de 7 ou 8 ans être en train de chanter dans ma chambre, une raquette de tennis dans les mains. Ce fut un passage naturel. Quand tu chantes, tu ressens les choses de manière plus forte. J’en suis accro à la scène ».
Après plusieurs projets, entre Texas Line et les concerts country au parc canadien à Muchedent, Phil Vermont s’est « autorisé à écrire un album. Je me suis autorisé à être qui je suis. C’est vraiment le reflet de ce que je suis aujourd’hui ». Dans Time Has Come, le guitariste compose un rock brut aux nuances de blues et de funk, un écrin à des textes très personnels. « J’ai eu besoin de lâcher des choses ». Là encore, une rencontre a été décisive dans l’écriture de ce disque. Phil Vermont a travaillé avec Neal Black, producteur et bluesman américain. « Il a toute la légitimité dans ce domaine ». Les deux hommes ont été complémentaires. « Neal est davantage dans le blues roots, sans effet, et moi dans un ultra perfectionnisme. Je suis très pointilleux. Nous avons trouvé un équilibre et il m’a empêché d’aller trop loin ».
En concert, Phil Vermont est entouré de ses complices, Clément Landais, à la basse, et Jean Michael Tallet, à la batterie. « Je joue mieux lorsque je suis avec eux ». Le groupe devient un sextet avec une section de cuivres. Une évidence pour le guitariste. L’album sorti, les dates s’enchainent. Phil Vermont et ses sextet sera dimanche 17 août au clos des fées à Paluel avant le Piaf à Bernay le 26 septembre, la salle Michel Frager à Veules-les-Roses le 15 novembre et le Val aux grès avec Neal Black le 6 février 2026.
Infos pratiques
- Dimanche 17 août à 19 heures au Clos des fées à Paluel
- Concert gratuit
- Réservation au 02 35 99 25 46 ou à reservations@mairie-paluel.fr
Programmation du Grand Marnage
- Jeudi 14 août à 19 heures : Will Barber, Nurse
- Vendredi 15 août à 19 heures : Les Scamps, Agamemnonz
- Samedi 16 août à 19 heures : Théo Charaf, Beverly Jo Scott
- Dimanche 17 août à 19 heures : Phil Vermont sextet, Ladell McLinn
