Direction Nohant, dans la maison de George Sand pour y passer une journée en compagnie des Anges au plafond. George sans s est leur nouvelle création jouée du 19 au 23 mai à l’espace Marc-Sangnier à Mont-Saint-Aignan avec le CDN de Normandie-Rouen.
On connaît George Sand, l’autrice de La Petite Fadette, de La Mare au diable, d’Indiana, d’Histoire de ma vie… et tant d’autres romans, nouvelles, articles et courriers. George Sand, c’est Aurore Dupin, cette femme (1804-1876) qui a lutté pour sa liberté, emprunté un prénom d’homme pour être publiée, aimé Alfred de Musset et Frédéric Chopin. Pour leur nouvelle création, George sans s, Camille Trouvé et Brice Berthoud qui partagent la direction du CDN de Normandie-Rouen, et Jonas Coutancier se sont intéressés moins à l’écrivaine qu’à la femme engagée en politique, sensible à la nature et amatrice de marionnettes.
« George Sand a été la secrétaire de Ledru-Rollin (républicain, député et ministre de l’Intérieur, ndlr). Elle a participé à l’écriture d’articles de la IIe République. Les intellectuels de l’époque avaient une place importante. Ils ont réfléchi la société. Ils ont participé à la révolution. Les hommes politiques sont même allés les chercher. Comme il fallait écrire, ils font appel aux intellectuels et aux auteurs », rappelle Brice Berthoud.
La nature surtout
Il y a aussi George Sand, la féministe, celle qui s’est battue pour obtenir le divorce, la garde de ses deux enfants, Maurice et Solange, et récupérer sa maison à Nohant. Féministe oui mais cette image a été écornée après son absence de La Commune et sa prise de position sur la présence des femmes à l’assemblée nationale. Pour elle, il est absurde d’y siéger si elles n’ont pas le droit de vote.
« Pour nous, son plus beau combat est celui pour l’écologie. George Sand a écrit un manifeste sublissime et visionnaire. Elle parle du mal que fait l’être humain à la nature. Alors que tout se déroulait à Paris, George Sand était à Nohant. Elle est une pionnière de la décentralisation. Elle regardait la nature », confie le metteur en scène. Dans cette campagne où elle accueillait Liszt, Chopin et Delacroix, l’écrivaine et son fils, Maurice, partageaient avec les habitants leur passion pour la marionnette jusqu’à constituer une belle collection de personnages et proposer des spectacles.
Comme Les Anges au plafond. George sans s se déroule le temps d’une journée dans la maison à Nohant. Là, George Sand s’interroge sur la place de l’artiste, sur ses engagements, sur les événements politiques de l’époque. Elle va chercher l’inspiration lors de promenades dans la nature. Quatre femmes, trois comédiennes, Camille Trouvé, Christelle Ferreira, Ángela Ibáñez Castaño, et une régisseuse, Gaëlle Grassin, racontent cette vie avec des marionnettes, le théâtre, la musique et le chansigne.
Infos pratiques
- Mardi 19 mai à 20 heures, mercredi 20 mai à 19 heures, jeudi 21 et vendredi 22 mai à 20 heures, samedi 23 mai à 18 heures à l’espace Marc-Sangnier à Mont-Saint-Aignan
- Durée : 1h30
- À partir de 12 ans
- Spectacle chansigné
- Représentation en audiodescription samedi 23 mai
- Tarifs : de 20 à 1 €
- Réservation au 02 35 70 22 82 ou en ligne
- Aller au spectacle en transport en commun avec le réseau Astuce
