Vera Daisies est le projet solo de Margaux Jaudinaud, ex-membre d’Ottis Cœur. Son Ep, Clever Girl, révèle une écriture aussi tranchante que la musique. Elle joue samedi 6 juin au festival Ça sonne à la porte à Grossœuvre et vendredi 12 juin au Biches Festival à Rai.
Vera Daisies, c’est un personnage que Margaux Jaudinaud a inventé. Elle s’est souvenue de Vera, le cerveau de la bande de Scooby-Doo, avec sa jupe plissée rouge, son pull et ses grandes chaussettes orange. Quant à Daisies, c’est un clin d’œil à son prénom. Marguerite se dit daisy en anglais. « Je suis partie de ce délire-là. » Il y a de la couleur, du fantastique, des influences de la pop culture dans l’univers de Vera Daisies. Il y a surtout beaucoup de sensibilité et une poésie brute. « C’est un projet qui me ressemble à 100 % ».
Margaux Jaudinaud n’a jamais cessé d’écrire. « J’adore ça », confie-t-elle. Elle a ce besoin de poser des mots sur des émotions. Ces textes se trouvent dans « un carnet de croquis. J’ai vécu des histoires douloureuses. À un moment, je n’allais pas très bien. J’ai repris ces chansons avec le recul parce que j’ai réussi à surmonter les épreuves de la vie. L’écriture m’a aidée à comprendre mes émotions. Comme beaucoup de personnes de mon âge, j’ai des parents qui ont du mal à exprimer des émotions. Et moi, j’ai mis du temps à mettre des mots sur les miennes. Depuis l’adolescence, j’ai compris que les mots sont un moyen d’exorciser tout cela. Et la vie continue. »
Les mots et le dessin
Pour qu’elle suive son cours, il a fallu clore un chapitre en publiant un premier EP, Clever Girl, en janvier 2026. Vera Daisies revient sur des déceptions amoureuses, les relations toxiques, l’amitié, le monde de la musique. « C’est comme un disque dur. J’ai utilisé toute ma mémoire et supprimer mes fichiers. Certains titres datent d’il y a dix ans. Je les ai pris et je n’y ai pas touché parce qu’ils représentent une période de ma vie. Il y a certes des imperfections mais aussi une beauté et une spontanéité. Je ne voulais pas perdre la flamme. »
Avec Vera Daisies, en concert à Ça sonne à la porte à Grossœuvre et au Biches festival à Rai, le dessin tient une place aussi importante que les mots. « Il me permet de m’exprimer d’une autre manière et il m’a libérée dans ma pratique musicale. Il y a quelque chose de plus spontané dans le dessin. Je me sens bien plus à l’aise. » Elle a illustré le vinyle — « un rêve » — et réalisé les clips avec une esthétique visuelle très singulière.
Vera Daisies regarde avec tendresse ces années ponctuées de quelques désillusions. Dans son interprétation, portée par une guitare rageuse, elle redonne vie à des sentiments passés pour entamer un nouveau chapitre.
Ça sonne à la porte
La programmation
- Vendredi 5 juin : Annabella Hawk, Treaks, Triggerfinger, Izo Fitzroy, Yamê, Ojos, Julien Granel, Meantown
- Samedi 6 juin : Captain Parade, Dominique Février, James Baker, Vera Daisies, Shame, James Gruntz, Jack Garratt, Folie’s, Deluxe, The Die, Michel Hubert, Didier Deuz
- Dimanche 7 juin : Toison d’or, Plaisir d’offrir, Nookee, Los Discos, Ultragama, La Beauté du Diable, Orb.IT, Dolce Birra, Ezaüf
Infos pratiques
- Vendredi 5 juin dès 18h30, samedi 6 juin dès 15h40 et samedi 7 juin dès 15h30 au stade à Grossœuvre
- Festival gratuit
Biches festival
La programmation
- Vendredi 12 juin : Arthur Fu Bandini, Alisson Chassagne, Manon Bril, Vera Daisies, Asfar Shamsi, Bande de filles, Pamela, Shenzi, Yoa, Camp Claude, James Loup, Mézigue & Mad Rey
- Samedi 13 juin : Allô fantôme, Choses sauvages, Certe Mathurin, Copycat, Mahaut Drama, Marguerite, Dove Liana, Flore Benguigui, Bonne Nuit, Shenzy, Clara Kimera, Yuksek, Eloi
- Dimanche 14 juin : Zit, Rougir, Mona Guba, Dominique Février
Infos pratiques
- Vendredi 12 juin dès 18 heures, samedi 13 et dimanche 14 juin dès 11 juin à la Ferme de Rai à Rai
- Tarifs : de 59 à 39 €
- Réservation en ligne
