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La perversité du manque d’argent

photo : Mathieu Prat

C’est une comédie à l’humour grinçant. Comme les aime Le Petit Théâtre de pain. La compagnie du Sud-Ouest revient au festival Viva Cité à Sotteville-lès-Rouen pour présenter ≈ [Presque égal à] de Jonas Hassen Khemiri.

Jonas Hassen Khemiri est un écrivain et dramaturge suédois qui a aussi étudié l’économie. ≈ [Presque égal à] est le regard d’un romancier qui observe le monde avec un œil singulier. Dans cette pièce de théâtre, il scrute les conséquences du manque d’argent sur les catégories sociales les moins aisées. Il écrit les histoires de cinq personnages qui s’entremêlent. Un diplôme en poche, Andrej part à la recherche d’un premier emploi. Mani, lui, est toujours étudiant et sans travail. Martina qui n’a pas de problème pour terminer les fins de mois enchaine des petits boulots et se verrait bien à la tête d’une exploitation agricole bio. Quant à Freya, elle vient juste de se faire licencier. Peter, qui a travaillé dans un service marketing, se retrouve à la rue après avoir perdu son job. Pour ces cinq-là, la vie n’est pas rose.

Dans cette nouvelle création,≈ [Presque égal à], Le Petit Théâtre de pain s’empare du destin de ces femmes et ces hommes. « La violence du manque d’argent les divise. Nous avons fait le choix de ce texte parce que nous nous sommes aussi interrogés sur notre compagnie et sa viabilité. Qu’est-ce qu’une troupe qui est une fabrique humaniste avec beaucoup de personnes au plateau ? Comment assurer l’intermittence à tout le monde ? Cela revient à évoquer notre rapport à l’argent », explique Fafiole Palassio qui partage la mise en scène avec Mariya Aneva.

Avec Le Petit Théâtre de pain qui revient au festival Viva Cité à Sotteville-lès-Rouen les 27 et 28 juin, ≈ [Presque égal à] devient une pièce radiophonique. « Il est important d’inviter le public à se concentrer sur l’écoute, sur ce qui est raconté pour être au plus près du texte. Le propos est très profond », remarque Fafiole Palassio. Les cinq comédiennes et comédiens sont sur le plateau d’un studio et s’emparent du micro les uns après les autres pour jouer et raconter la vie de ces personnages. Ils construisent en même temps toute l’architecture sonore de la pièce. Le public assiste ainsi à l’enregistrement d’un podcast.

Infos pratiques

  • Samedi 27 et dimanche 28 juin à 11 heures à la résidence Delalandre à Sotteville-lès-Rouen
  • Durée : 1h35
  • Spectacle gratuit
  • Sans réservation
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