Love story à Los Angeles

Kristen apprend à AJ comment ne plus avoir peur de l’eau / Photo : Silex Animation

Pour son premier long-métrage, au cinéma mercredi 1er juillet, Phuong Mai Nguen signe In Waves, une adaptation du roman graphique éponyme d’AJ Dungo paru en 2019. Présenté à Cannes, le film d’animation a fait l’ouverture de la Semaine de la critique.

Phuong Mai Nguyen, réalisatrice française d’origine vietnamienne, s’est fait remarquer en co-réalisant avec Charlotte Cambon, l’adaptation de la BD Culottées de Pénélope Bagieu en une série de trente épisodes diffusée sur France Télévisions en 2019. Diplômée de l’école des Gobelins à Paris et de La Poudrière à Los Angeles, elle présentait à Cannes son tout premier long-métrage, In Waves, adaptation du roman graphique éponyme d’AJ Dungo paru en 2019. Ce film d’animation poétique, doux et bouleversant, a ébloui et ému bon nombre de festivaliers. 

Le héros de In Waves ne s’appelle pas AJ par hasard, puisque l’auteur du roman graphique nous confie sa propre histoire tout en s’intéressant à la naissance du surf. AJ, donc, est encore un timide lycéen lorsqu’il rencontre Kristen. C’est le coup de foudre sauf qu’elle est passionnée de surf, et lui, il adore le skateboard et de dessin. Il leur faudra un petit moment pour qu’elle tombe amoureuse. D’ailleurs AJ devra d’abord dépasser sa peur de l’eau pour échanger sa planche à roulettes avec une planche qui lui permettra de dompter les vagues. Phuong Mai Nguyen filme avec douceur l’évolution de cette romance d’adolescents pleins de vie. Et puis le ton change lorsque Kristen apprend qu’elle est atteinte d’un cancer. 

Une passion pour la glisse

Personne n’a oublié le film d’Arthur Hiller, Love Story, et les amours déchirantes d’Oliver et Jennifer dans le New York des années 1970. In Waves place ses héros dans la même situation mais dans l’ambiance cool des plages de Los Angeles. Avec les dessins de Phuong Mai Nguyen, aux couleurs tendres et lumineuses, du turquoise de la mer au rose du ciel, tout devient doux : la vie, l’eau, les vagues… Ce qui a pour effet de rendre encore plus violent l’apparition de la maladie et ses conséquences. 

La vitalité des personnages, leur passion pour la glisse, leur humour, évitent tout pathos. Et puis, on vous rassure tout de suite, on n’est pas obligé de pratiquer le surf ni le skate pour être bouleversé par ces jeunes assez solides en amour et en amitié pour traverser dignement un de ces drames qui vous marque à jamais.

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