Borodine, Beethoven et Mendelssohn sont au répertoire très romantique du Quatuor Ardeo. L’ensemble, primé de multiples fois, joue lundi 3 août au musée Michel-Ciry à Varengeville-sur-Mer lors des Musicales de Normandie.
« L’engagement, c’est ce qui nous fait vouloir exercer ce métier passion. » Le Quatuor Ardeo, récompensé lors de grands concours internationaux, mène un travail assidu pour parvenir à une telle complicité artistique. « C’est un voyage depuis le début. Nous avons eu une longue période pour trouver cette façon de produire le son à quatre, pour créer un univers, une harmonie et faire vivre quatre voix dans un seul son », remarque Yuko Hara, altiste.
Pas étonnant que la formation ait choisi comme nom, Ardeo (je brûle). Chez ces quatre musiciennes, il y a aussi « un engagement émotionnel. Cela demande d’être ouvertes à ce que l’on joue. Un concert doit être un voyage », poursuit l’artiste. Parce qu’interpréter un quatuor, « la quintessence de la musique de chambre et le lieu privilégié pour écrire pour les compositeurs », selon Joëlle Martinez, violoncelliste, « c’est gravir une montagne. Cela demande une exigence », rappelle Yuko Hara. « Les quatre voix doivent dialoguer ensemble. Lors de cette conversation, nous devons être à la fois actives et réceptives. La voix fait autorité. C’est comme une quête d’un trésor. C’est inépuisable », explique Joëlle Martinez.
Lundi 3 août, au musée Michel-Ciry à Varengeville-sur-Mer, pendant les Musicales de Normandie, Joëlle Martinez, Yuko Hara, Mi-Sa Yang et Sophie Williams aux violons, proposent ainsi un voyage avec trois compositeurs à travers trois œuvres romantiques dont le Nocturne, extrait, d’une profonde mélancolie, du Quatuor n°2 d’Alexandre Borodine (1833-1887). Elles ajoutent le Quatuor à cordes n°4 de Félix Mendelssohn (1809-1847) qui « s’est inspiré d’un Beethoven tardif, son mentor spirituel », précise Joëlle Martinez. Cette pièce musicale, empreinte de passion et de lyrisme, laisse entrevoir une grande inventivité. Dernière œuvre : le Quatuor à cordes n°8, Razumovsky, de Ludwig van Beethoven (1770-1827) qui « exprime des sentiments profonds. Il innove lorsqu’il écrit. »
Avec un tel répertoire, le Quatuor Ardeo traverse les époques et évoque la beauté et l’influence des astres, à quelques jours de l’éclipse solaire.
Infos pratiques
- Lundi 3 août à 20h30 au musée Michel-Ciry à Varengeville-sur-Mer
- Tarifs : de 20 à 12 €
- Réservation en ligne
