Normandie Images et la chambre syndicale des cinémas normands réitèrent la Fête des cinémas normands. Une cinquième édition qui permet de bénéficier d’un tarif unique et de découvrir six films en avant première. C’est du 26 au 28 septembre dans soixante-dix salles
Même si de nouveaux films sont à l’affiche des cinémas chaque semaine, Normandie Images et la chambre syndicale des cinémas normands ont la volonté de marquer la rentrée culturelle avec la Fête des cinémas normands, soutenue par la Région Normandie. « Septembre est aussi un mois qui arrive avec deux festivals importants, le festival du cinéma américain à Deauville et son petit frère, le festival Off-Courts à Trouville. Il faut ajouter cette année les Rendez-vous d’Unifrance au Havre. Il est donc intéressant de donner un coup de projecteur sur les salles », remarque Richard Patry, dirigeant de Noé Cinémas, président de fédération nationale des cinémas français, de la chambre syndicale des cinémas normands et de Normandie Images.
Un été morose
D’autant que , pour le cinéma, « l’été n’a pas été formidable. Il faut faire revenir le public dans les salles. Depuis la crise de la Covid, des habitudes ont été perdues. Il y a moins l’envie de sortir. Par ailleurs, nous sommes en concurrence avec les plateformes parce que nous avons le même public, explique Richard Patry. Notre problématique : comment le séduit-on ? Comment faisons-nous revenir les familles au cinéma ? Dans une salle, nous voyons ensemble un film et cela crée un lien social. Nous ne sommes pas dans la consommation d’images. Là, nous avons un rôle à jouer ».
L’été des salles de cinéma a aussi été morose en raison d’une affiche moins attrayante. « Le public normand n’est pas plus exigeant que le public national mais il est plus sensible aux films français. Comme le public breton, même celui du Nord. Nous n’arrivons pas à expliquer cela. C’est un public qui réagit davantage aux comédies et films français. Cette année, nous n’avons pas eu ce petit coup de boost avec des sorties comme Un Petit truc en plus ou Le Comte de Monte-Christo ».
Des longs et des courts métrages
Ce sont soixante-dix salles qui participent à la Fête des cinémas normands du 26 au 28 septembre. Lors de l’édition 2024, elles ont accueilli environ 70 000 spectateurs. Selon Richard Patry, « nous avons un beau parc sur tout le territoire ». Et celui-ci ne cesse de s’étendre. « Il y aura un nouveau cinéma à Gisors avec trois salles. Un projet se dessine à Barentin et un autre à Flers et à Vernon. Des travaux vont être effectués à Elbeuf et Fécamp. Les cinémas se modernisent pour répondre à l’exigence du public ».
La Fête des cinémas normands, c’est un tarif à 5 € pour toutes les séances. C’est aussi la proposition de découvrir en avant-première six films, soutenus par Normandie Images et tournés en partie dans la région. Sylvain Chomet a tourné Marcel et Monsieur Pagnol, un retour sur le passé d’un artiste qui doit plonger dans ses souvenirs. Cédric Klapish signe La Venue de l’avenir. Trente membres d’une même famille héritent d’une maison abandonnée où se cachent des trésors et apparaît une trace d’Adèle qui a vécu la naissance de l’impressionnisme et de la photographie.
Fabrice Éboué filme Gérald Le Conquérant, un Normand voulant construire un parc d’attractions à la gloire de Guillaume le conquérant. Dans La Condition, Jérôme Bonnell réunit une femme et sa domestique au début du XXe siècle. Selon Joy de Camille Lugan narre la rencontre entre une jeune orpheline, Joy, et un garçon, Andriy, qui vient juste de se faire agresser. Laisse entrer la mer est le premier documentaire de Claude Duty sur l’avancée de La Manche à Quiberville. À cette liste, il ajouter sept courts métrages d’animation de jeunes réalisatrices et réalisateurs passés par Lanimea, école des arts graphiques animés à Caudebec-lès-Eibeuf.
Infos pratiques
- Du 26 au 28 septembre dans les cinémas normands
- Tarif : 5 €
