Deux maquettes tactiles ont été fabriquées pour découvrir l’architecture intérieure et extérieure du Volcan au Havre. Elles ont été conçues pour les personnes malvoyantes dans le cadre d’un engagement pour une culture toujours plus accessible. Elles sont aussi un outil très intéressant pour tous les publics curieux de comprendre ce bâtiment imaginé par Oscar Niemeyer.
Le Volcan au Havre a désormais sa maquette. Elle est installée dans le hall et accessible à tous les publics. Il y a ce bâtiment cylindrique, à la ligne épurée et si impressionnant, entre les rues Voltaire et de Paris, la bibliothèque dans tout l’espace Oscar-Niemeyer. Cette « vue du ciel » permet de découvrir ce lieu unique avec ses reliefs, ses sens de circulation et les contours d’une colombe de la liberté.
200 heures de travail ont été nécessaires pour réaliser cette maquette. Dorian Guérin, architecte et plasticien, l’a dessinée. Les élèves des classes de Bac pro Modélisation et Prototypage 3D et de BTS Conception des Processus de Réalisation de Produits du lycée Jules-Siegfried au Havre l’ont fabriquée. L’objet a pris forme avec la superposition de couches de bois stratifié.

Voilà l’extérieur du Volcan. Une deuxième maquette, tout aussi remarquable, imaginée encore par Dorian Guérin, permet d’appréhender l’architecture intérieure du Volcan. Le bâtiment d’Oscar Niemeyer n’est pas simple à comprendre lorsque l’on est spectateur ou spectatrice. Cette création qui a demandé 120 heures d’impression 3D est un jeu de construction de plusieurs blocs avec des codes couleurs et des signes distinctifs : le blanc avec les carrés pour les espaces techniques, le gris avec des lignes pour les lieux de circulation, le rouge avec quelques traits pour la scène et les loges, le bleu avec des triangles pour les endroits accueillant le public. Ce qui permet de découvrir les différents volumes du Volcan, de tenter de deviner ce qui animait Oscar Niemeyer, de voir que le Fitz est en dessous de la billetterie ou que le hall, la régie et la petite scène se trouvent au même niveau.
« Ces maquettes sont bien plus qu’un objet d’étude : ce sont des œuvres à part entière, des passerelles entre un lieu et celles et ceux qui le vivent. Elles donnent une dimension sensible à l’architecture, en permettant de la toucher, de la comprendre autrement. Pour nous, c’est une manière d’ouvrir encore davantage Le Volcan, de rendre tangible l’idée que la culture se partage d’abord par l’expérience. Et c’est ce geste d’hospitalité qui, à mes yeux, résume le mieux l’esprit de ce projet », note Camille Barnaud, directrice du Volcan.
Ces deux maquettes sont surtout le fruit d’une collaboration entre un architecte, un lycée, un partenaire privé, Harmonie Mutuelle, et des groupes de personnes malvoyantes des associations Louis-Delamare et Chiens Guides d’Aveugles. Elles offrent à tous les publics cette possibilité de ressentir une architecture.


