Les océans, avec la richesse des fonds marins, ses beautés et sa fragilité, sont le sujet de Song Of Water, une exposition qui réunit jusqu’au 11 octobre 23 artistes sur le bateau-musée d’Art Explora, accosté quai de Marseille au Havre.
Un bateau imposant fait escale jusqu’au 11 octobre au Havre. Rien de très étonnant dans un port. Néanmoins, ce catamaran de 46,5 mètres de long et de 17,3 mètres de large avec deux mats qui culminent à 55 mètres n’est pas là pour le départ d’une course. Il a été construit pour devenir un musée où exposent 23 artistes lors de la première édition d’Art Explora.
« Les artistes viennent du monde entier. Nous avons fait en sorte d’avoir un équilibre entre les cinq continents, un équilibre entre les artistes connus et émergents et une présence des femmes. Nous avons aussi veillé à une grande diversité des médiums », explique Blanche de Lestrange, directrice artistique d’Art Explora et commissaire de cette exposition, Song Of Water, qui croise l’art et la science.
Un point commun : une passion pour les océans et une inquiétude face aux bouleversements écologiques. Oyjon Khayrullaeva s’est inspirée d’une mosaïque antique d’Alexandrie pour réaliser Rābita, une scène où cohabitent les espèces marines et les humains. Bath Of Fire de Jean-Marie Appriou est un brasero en bronze, tel un gros bénitier, élevé sur trois salamandres. Anicka Yi a imaginé les fossiles de demain où s’entremêlent diverses formes en chrome.
Robert Longo s’intéresse à la faune marine pour en révéler son étrangeté et une forme de beauté. Il travaille à partir de photographies pour dessiner avec précision un poisson-lion inquiétant. Le Buste d’hippocampe est bien, lui, une photographie de Jean Painlevé qui montre un même souci du détail. Pablo Picasso pose des poissons, un motif récurrent, dans trois céramiques. Plongée également dans les profondeurs avec les vidéos de Max Hooper Schneider et Taloi Havini.
Hicham Berrada a conçu des Cartes mères, des paysages imaginaires, plongés dans un élément chimique naturel, qui évolueront au fil du temps. Les spécimens marins d’Ernest Haeckel sont dessinés et colorés sur des planches avec une grande délicatesse pour en montrer toute leur beauté.
Enfin, les deux œuvres les plus remarquables : Emilija Skarnulytèa créé Nucleotides, un monde sous-marin foisonnant et microscopique représenté sur de grandes toiles, installées sur le pont. Laure Prouvost invite à la réflexion avec ces deux messages, inscrits sur les voiles : Ideally You Would Sea Where To Go et We Dream Of No More Front Tears.
Infos pratiques
- Jusqu’au 11 octobre de 10 heures à 21 heures sur le bateau-musée, quai de Marseille au Havre
- Entrée gratuite
- Réservation en ligne









