« Un Nouveau Monde » avec 30 grands élèves du conservatoire de Rouen

Photo : Arnaud Bertereau

C’est un concert singulier. Après une semaine de répétition, trente grands élèves du conservatoire de Rouen interprètent samedi 21 janvier au Théâtre des Arts des pièces d’Antonin Dvořák et de Camille Pépin avec l’orchestre de l’Opéra de Normandie Rouen, dirigé par Bastien Stil. Point de départ pour Un Nouveau Monde.

Noé Chabanel est « hyper enthousiaste ». Comme vingt-neuf grands élèves du conservatoire de Rouen, il passe cette première semaine de vacances en répétition avec l’orchestre de l’Opéra de Normandie Rouen. À la fin, samedi 21 février au Théâtre des Arts, il y aura le concert. Pour le violoniste qui a commencé son apprentissage à l’âge de 6 ans, « c’est un pied dans le monde professionnel et musical. Cela permet de voir ce qu’est la vie de musicien. Ce sera un moment très enrichissant ».  

De cette expérience, Noé Chabanel n’attend pas un cours particulier. « Nous souhaitons que les musiciens de l’orchestre fassent comme d’habitude. Il y a certes une part pédagogique et une autre de transmission avec les chefs de pupitre ». Les objectifs de Noé Chabanel correspondent à ceux du maestro. « Il est important de faire toucher du doigt à ces musiciens les conditions professionnelles avec l’exigence et l’efficacité qui vont avec. Il faut oublier qu’ils sont jeunes », remarque Bastien Stil.

« Les doigts ne devront pas trembler »

L’orchestre de l’Opéra de Normandie Rouen et les trente grands élèves du conservatoire interprètent la Symphonie du Nouveau Monde, la plus célèbre d’Antonin Dvořák, créée le 16 décembre 1893 au Carnegie Hall de New York. Le compositeur tchèque l’écrit aux États-Unis et se souvient de son pays, de la nature et se laisse inspirer par des chants indiens. Il y a de la nostalgie et de la mélancolie dans cette œuvre aux mélodies élégantes.

Noé Chabanel a déjà joué la Symphonie du Nouveau Monde. « Il y a des thèmes que l’on connaît parce qu’on les entendus maintes fois. Moi qui suis un grand romantique, je ressens une grande puissance. C’est une pièce très inspirante ». « C’est une pièce très accessible, estime Bastien Stil. Il y a quelques passages délicats mais ils ne sont pas injouables. En musique, il n’y a rien d’impossible ».

Lors de ce concert, Un Nouveau Monde s’ouvre aussi avec Camille Pépin. Bastien Stil qui retrouve l’orchestre de l’Opéra met en miroir les deux œuvres. « Il y a une résonance dans le sujet et dans l’écriture. C’est une musique très cinématographique. Camille Pépin fait quelques allusions à la Symphonie n°9 ». Pour Noé Chabanel, cette partition « demande beaucoup de travail. Elle n’est pas si difficile mais elle est très répétitive et parfois très rapide. Il faut de l’énergie ».

Pas de stress particulier cependant pour le violoniste. « Il est possible de se rassurer parce que nous sommes fondus dans la masse. Le fait d’être dans un groupe et de jouer les mêmes parties permet d’apprécier le moment. Pendant le concert, il faudra rester concentrés, se souvenir de tout ce qui a été dit pendant les répétitions et les doigts ne devront pas trembler ».

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