Grégory Cauvin qui a succédé à Patrick Foll à la direction du Théâtre de Caen signe sa première saison. Une programmation pour 2026-2027 qui reste pluridisciplinaire et embrasse de manière large la création artistique.
« Convaincre les convaincus et intéresser les curieux » : c’est avec ces deux lignes directrices que Grégory Cauvin a pensé la saison 2026-2027 du Théâtre de Caen. À la direction de la structure culturelle normande depuis le 1er janvier 2026, il signe une première programmation réjouissante qui peut en effet réunir les uns et les autres. Pour Grégory Cauvin qui a dirigé Le Carreau, la scène nationale de Forbach et de l’Est mosellan, « un théâtre est un endroit où on est ensemble. C’est un service public de la culture qui appartient à toutes et à tous et chacun doit pouvoir s’y retrouver. »
Écoutez l’interview de Grégory Cauvin qui revient les motivations de sa candidature au poste de direction du Théâtre de Caen :
La saison 2026-2027 s’inscrit dans l’histoire du Théâtre de Caen tout en faisant quelques « pas de côté ». Le directeur l’a voulue « moins en silo mais plus en dialogue » entre les différentes disciplines artistiques. Pas de thématiques mais elle révèle « une photographie assez large de la création » où les femmes ont une place. « C’est un marqueur fort de la programmation. » Tout comme le baroque — « c’est l’ADN du théâtre de Caen » — et les spectacles à dominante lyrique et musicale.
De l’opéra donc avec l’Orchestre national de Bretagne qui interprète Werther, une œuvre romantique de Jules Massenet, avec l’ensemble Il Caravaggio qui emmène au Carnaval de Venise d’André Campra, avec le Collegium 1704 qui reprend Dom Giovanni de Mozart. L’orchestre de l’Opéra de Normandie Rouen joue la version concert de La Damnation de Faust de Berlioz.
Deux nouveaux compagnonnages
Valérie Lesort propose une Petite Balade aux enfers de Gluck avec des marionnettes et Émilie Capliez fait découvrir Le Château des Carpathes, inspiré du roman de Jules Verne. Une nuit au café-concert, c’est avec Flannan Obé dans On aura tout vu ! et une soirée au cabaret, c’est avec Sabine Devieilhe et I Giardini dans Smile. Daniel San Pedro et Camélia Jordana font entendre Les Voix de Carmen. De la musique encore avec Les Apaches !, le Quatuor Debussy, Thomas Dunford, Birds On A Wire, les ensembles Variances et De Caelis, Dominique Blanc…
Durant cette saison 2026-2027, le Théâtre de Caen accueille Jean Bellorini et l’Histoire d’un Cid, une adaptation de la pièce de Corneille, et David Bobée avec Lorenzaccio de Musset et George Sand. Caroline Guiela Nguyen sera présente avec des récits empreints d’humanité, Lacrima et Valentina. Les Cambrioleurs de Julie Berès mèlent intime et politique dans Vivre. Le collectif Petit Travers dévoile Nos Matins intérieurs. XY, talentueuse troupe circassienne, évoque le rapport au vivant dans Le Pas du monde. De la danse avec Jan Martens, le ballet de l’Opéra de Lyon, François Chaignaud, directeur du centre chorégraphique national de Caen en Normandie, la compagnie Rosas d’Anne Teresa de Keersmaeker.
Le Théâtre de Caen poursuit son compagnonnage avec Correspondances. L’ensemble de Sébastien Daucé joue les Cantates de Weimar de Bach et The Fairy Queen de Purcell, un clin d’œil au Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, mis en scène par Léo Cohen-Paperman. La salle normande accompagne dès cette saison le chorégraphe Bruno Benne de la compagnie Beaux-Champs qui reprend Rapides sur Water Music de Haendel et Jeanne Desoubeaux qui met en scène Push de Howard Moody interprété par l’ensemble de l’Opéra de Normandie Rouen, la Maîtrise et la Scuola de Caen et le chœur de chambre du conservatoire de Caen.
