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Une convention citoyenne pour réenchanter le monde

photo : Rachel Paty

Il est question de démocratie et de liberté dans Phoenix, la nouvelle création de la Marzouk Machine. Après avoir évoqué la fin du monde dans Apocalypse, la compagnie partage un espoir. À découvrir les 26 et 27 juin à Sotteville-lès-Rouen pendant Viva Cité, les 4 et 5 juillet à Granville lors des Sorties de bain.

Sarah Daugas Marzouk a passé une année à observer le monde. Après l’aventure théâtrale avec Apocalypse, une odyssée vers la fin d’une humanité, elle a ressenti le besoin de scruter « un monde face aux catastrophes qui s’enchainent. » L’autrice et metteuse en scène de la Marzouk Machine s’est interrogée sur la manière de « parler de cette période exceptionnelle et de participer au débat.. Chaque année, nous sommes confrontés à une canicule historique et je suis interloquée par cette fuite en avant. En fait, nous ne vivons pas une crise mais des crises qui sont liées entre elles et se nourrissent. Alors pourquoi sommes-nous incapables d’agir face à cela ? » 

Sarah Daugas Marzouk n’a pas seulement observé, elle s’est aussi beaucoup documentée pour écrire Phoenix, une pièce présentée pendant le festival Viva Cité les 26 et 27 juin à Sotteville-lès-Rouen. Une pièce en forme d’assemblée citoyenne pour tenter de réenchanter le monde. Quinze personnages, joués par cinq comédiennes et comédiens, Brice Lagenèbre, Anaïs Petitjean, Marlène Serluppus, Pierre-Damien Traverso et Nicolas Douchet, viennent exposer leurs ressentis, leurs idées et leur colère quand il s’agit de donner son avis sur l’implantation future d’un nouveau centre commercial. 

Liberté et démocratie

À travers ce débat, une question est posée. « Quel monde voulons-nous voir naître ? Il y a deux choix possibles, répond Sarah Daugas Marzouk. Certains nous proposent aujourd’hui le techno-solutionnisme qui doit résoudre tous nos problèmes. C’est une illusion que l’on veut mettre en place. Or, il y a une alternative à cette société qui permettrait une renaissance d’un monde. » Phoenix vient ainsi interroger les notions de liberté et de démocratie. « Dans cette assemblée, on fait de la politique. On parle de progrès, de décroissance, de richesse, de justice sociale. On discute de choix de société. »

Et les discussions sont intenses pendant ces trois heures. « Nous aimons proposer des spectacles explosifs et suer en jouant. Si les thèmes de Phoenix sont sérieux, le ton est humoristique et grinçant. Il vaut mieux rire pour encore mieux dire. C’est une recherche d’un rire cathartique », remarque Sarah Daugas Marzouk. Cette nouvelle création de la Marzouk Machine tend un miroir aux contradictions et aux paradoxes qui animent chacune et chacun tant au niveau individuel que collectif.

Infos pratiques

  • Vendredi 26 et samedi 27 juin à 20h30 au complexe sportif Anquetil à Sotteville-lès-Rouen
  • Samedi 4 juillet à 20h45, dimanche 5 juillet à 19 heures place Jonville à Granville.
  • Durée : 3h10
  • Spectacle gratuit
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