Orouni joue une pop-folk voyageuse. Il l’a montré dans Grand Tour, titre d’un album aux mille couleurs musicales. Il fait une étape samedi 25 mars au Kalif à Rouen avec Avis de Passage.

 

Orouni voyage. Sa musique aussi. Pendant un an, Rémi Antoni a traversé 14 pays. Un périple qui avait pour but de composer un album complètement différent des deux premiers, A Matter of scale et Jump out the window. Grand Tour, sorti en 2014 s’inspire des expériences vécues, est enrichi des instruments glanés çà et là. De ce voyage, il reste « des photos, des impressions, beaucoup de guides, surtout le désir de continuer à voyager. J’ai toujours eu un besoin accru de connaissances des cultures. C’est très important pour moi. Il y a un élan de curiosité des autres. C’est un pas pour les respecter. Et il est essentiel de le rappeler aujourd’hui ».

 

Depuis Rémi Antoni n’a cessé de voyager : le sud de l’Italie, l’Ecosse. Bientôt le Maroc. « Mais pas pour écrire un album. Je suis davantage dans une optique personnelle mais je n’exclus pas le fait que tout cela se retrouve d’une manière ou d’une autre dans le prochain disque ».

 

Un prochain disque qu’il est en train de composer. Là, Orouni fait le grand écart. Le thème choisi : la dualité. A l’origine de ce choix : « je compose de moins en moins avec un instrument. Quand je me balade, je pense à une mélodie que j’associe à une ou plusieurs harmonies. J’intègre des éléments. J’ai alors trouvé intéressant de se baser sur le couple mélodie-harmonie », explique Rémi Antoni.

 

Dans ce nouvel album, plus pop, Orouni raconte la vie de personnages qui ont existé ou pas. Notamment Romain Gary et Émile Ajar. « Je trouve cela fascinant de s’inventer une double vie. Romain Gary va même jusqu’à inclure cela dans un roman ». Il évoque aussi la maladie d’Alzheimer. « Une personne a un double sans mémoire ». Autre dualité : celle des ambiances. Orouni va du plus joyeux au recueillement. Orouni en donne un aperçu samedi 25 mars au Kalif à Rouen. Pour le reste, il faudra attendre 2018.

 

 

 

  • Samedi 25 mars à 20 heures au Kalif à Rouen. Tarifs : 10 €, 6 €. Réservation sur www.lekalif.com
  • En première partie de Sean O’Hagan