Un chat a été retrouvé devant le collège et toute la vie au sein de l’établissement scolaire s’en trouve chamboulée. Telle est l’histoire de la pièce de L’Association pratique sur le harcèlement. Le Chat est à voir mardi 27 janvier à l’Archipel à Granville et mercredi 28 janvier au centre Marx-Dormoy à Grand-Quevilly avec le théâtre Charles-Dullin et Le Sillon.
Pour leurs retrouvailles, Yann Lheureux, comédien et metteur en scène, et François Hien, auteur, ont eu envie de porter un regard sur le collège et ses élèves. « C’est un public génial à qui on ne la fait pas. Par ailleurs, nous avons constaté une grande dureté des rapports dans ces établissements scolaires où beaucoup de choses sont contraintes. Les collégiens doivent absorber un savoir de 8 heures à 17 heures. De plus, c’est le moment où le corps change, où la façon de voir le monde change aussi. C’est un énorme pallier à franchir dans son enfance », remarque Yann Lheureux.
Le duo de L’Association pratique est alors allé s’abreuver d’histoires auprès des élèves des collèges à Vaulx-en-Velin et à Meyzieu. « Ils nous ont aidés à mettre du sens et ont été nos experts » sur les sujets du harcèlement et de la stigmatisation dans le milieu scolaire. Tout comme les parents et le personnel éducatif. À la fin, « les élèves ont validé la pièce ».
Une enquête
La pièce, c’est Le Chat, jouée mardi 27 janvier à l’Archipel à Granville et mercredi 28 janvier au centre Marx-Dormoy à Grand-Quevilly. Ce jour-là, une collégienne a secouru un chat. Que faire de cet animal blessé ? Les avis divergent. Les malentendus se multiplient parce que personne ne s’écoute véritablement. Dans ce collège, il y a Louna qui annonce être harcelée par ses copines. Les deux récits vont s’entremêler dans cette histoire qui place les adultes au milieu des conflits.
Sur la scène, trois interprètes jouent dix-huit personnages, parlent comme les adolescents et mènent l’enquête à vive allure. « François aime développe les idées dans son écriture. Là, il ne pouvait plus être dans l’argumentaire mais dans l’action. Ce sont les corps qui sont en jeu et dans le verbe ». Malgré les désaccords, chacune et chacun tentent de comprendre et d’apporter sa pierre pour éviter un drame.
