« La Mouche », une adaptation théâtrale burlesque

Photo : Fabrice Robin

Christian Hecq et Valérie Lesort ont été beaucoup inspirés dans cette adaptation au théâtre de La Mouche, une nouvelle de George Langelaan. La pièce avec un quatuor drôle et plein d’inventivité se joue les 3 et 4 mars au Rive Gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray et le 4 mai au Tangram à Évreux.

Il n’a pas l’air bien malin, Robert. Enfin, c’est l’allure qu’il se donne. Vieux garçon, environ 50 ans, pas très bien dans sa peau, il vit avec sa mère, Odette, dans une caravane. Ensemble, ils forment un duo plutôt étrange. Robert passe la plus grande partie de son temps dans le garage où il a construit son laboratoire avec une machine à téléporter. Là, il mène avec des objets et des animaux des expériences qui ont des résultats inattendus. 

Odette désespère de marier son fils et décide un soir d’inviter Marie-Pierre, la fille des voisins. Elle, aussi, est seule et pas très délurée. Elle va se laisser convaincre par Robert d’être la première femme à se faire téléporter. Quand le « scientifique » enclenche le processus, Odette met son four à chauffer et branche l’aspirateur. Les plombs sautent et Marie-Pierre disparaît. Robert part alors à sa recherche. Il entre dans la machine ; une mouche aussi… Quand il en ressort, il n’est plus tout à fait le même.

Christian Hecq et Valérie Lesort ont écrit une formidable adaptation de la nouvelle de George Langelaan, récompensée par 3 Molière. Dans une esthétique des années 1960, La Mouche devient une pièce burlesque avec des moments émouvants et effrayants, aussi une machine fourmillant de détails visuels et de jeux d’illusion. Christian Hecq, sociétaire de la Comédie-Française, réussit une réelle performance en parvenant à se métamorphoser en un insecte monstrueux. Valérie Lesort est délicieuse dans le rôle de cette femme, plus toute jeune mais toujours bien naïve. Christine Murillo est une mère, pleine de tendresse, incrédule et dépassée, qui préfère s’occuper de la cuisine et de son jardin. Enfin, Jan Hammenecker est un inspecteur de police avec tous les clichés qui vont bien. En enquêtant sur la disparition de Marie-Pierre, lui ne résistera pas à la férocité de l’insecte géant.

Infos pratiques

  • Vendredi 3 mars à 20h30 et samedi 4 mars à 18 heures au Rive Gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray. Tarifs : de 26 à 8 €. Pour les étudiants : carte Culture. Réservation au 02 32 91 94 94 ou sur www.lerivegauche76.fr
  • Jeudi 4 mai à 20 heures au Cadran à Évreux. Tarifs : de 25 à 10 €. Pour les étudiants :  carte Culture. Réservation au 02 32 29 63 32 ou sur www.letangram.com
  • Durée : 1h40