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François Joubert-Caillet, seul à la viole de gambe

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François Joubert-Caillet est seul avec sa viole de gambe pour ce concert qui se tient dimanche 27 août à Petit-Quevilly pendant les Musicales de Normandie. Son objectif : faire découvrir les différentes couleurs de son instrument.

La flûte à bec, le piano, la contrebasse, la guitare « pour être cool », et enfin la viole de gambe. François Joubert-Caillet a choisi cet instrument vers l’âge de 18 ans après en avoir exploré plusieurs. Avec la viole de gambe, le musicien a « l’impression d’avoir entre les mains plusieurs instruments tellement il offre de couleurs. C’est assez jouissif parce qu’il est possible de l’utiliser de manière mélodique et harmonique. Il allie le mieux ces deux aspects. Il faut ainsi trouver un équilibre entre les deux. De plus, grâce à l’archet, on peut soutenir le son ».

Lors de ce concert, donné dimanche 27 août à Petit-Quevilly dans le cadre des Musicales de Normandie, François Joubert-Caillet présente la viole de gambe à travers un vaste répertoire. « C’est intéressant de présenter les différentes écoles. Aujourd’hui, nous trouvons encore des nouvelles partitions mais, dans l’ensemble, nous en avons fait le tour. Néanmoins, c’est un grand répertoire qu’il faut sans cesse redécouvrir et dont il faut montrer les multiples facettes ».

François Joubert-Caillet a choisi des œuvres d’Ortiz, de Vitali, Hume, Schenck, « un grand virtuose », Abel, « le dernier grand soliste de la viole de gambe », Forqueray, Marin Marais et « ses grands tubes » et Sainte-Colombe. C’est un répertoire de musique française « grandiose issu du classique baroque. D’une grande intensité, il me touche ». Ce concert ressemble à un périple musical allant de l’Italie en Angleterre, en passant par la France et l’Allemagne. « Chaque nation a ses spécificités. Même si les compositeurs se sont influencés mutuellement, la musique n’est pas monochrome ».

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