1 729 Secondes raconte une société fragmentée. Julie Lerat-Gersant, réalisatrice et metteuse en scène, a écrit cette pièce de théâtre en forme de chronique sociale où la vie des personnages est bouleversée après un fait divers. C’est à voir les 20 et 23 janvier au Préau à Vire, puis lors d’une tournée en Normandie avec les CDN de Normandie-Rouen et de Normandie-Caen, les scènes nationales à Alençon et de Dieppe.
Une même question revient souvent après un fait divers tragique. Aurait-il pu être évité ? Elle traverse notamment les personnages de 1 729 Secondes. 1 729 secondes, c’est le temps nécessaire au SAMU pour parvenir à secourir une fillette transférée en urgence à l’hôpital. Il y a eu un drame à la MJC d’un quartier populaire de la ville du Havre après l’annonce de sa fermeture. Cette décision a entraîné des heurts et va révéler des récits de vie croisés et parallèles.
L’urgence, elle a été aussi dans l’écriture. Pour Julie Lerat-Gersant, réalisatrice et metteuse en scène, « elle a été comme un jaillissement. J’avais besoin de dire ici et maintenant ». Dire les fractures sociales, le système de domination, les injustices… « Je me pose beaucoup de questions sur notre monde qui vacille. Je m’interroge politiquement et intimement à la manière de réagir face à cette société individualiste et au repli sur soi ».
Une approche cinématographique
Présentée en Normandie à Vire, à Mont-Saint-Aignan, à Caen, à Alençon et à Dieppe, 1 729 Secondes est une fiction pour huit comédiennes et comédiens avec une multitude de rebondissements qui s’enchainent au rythme d’une musique électro. « Il va falloir comprendre ce qui s’est passé. Pour cela, nous allons remonter le cours des dernières 24 heures pour expliquer le drame et l’engrenage qui amène à des points de rupture. Une approche cinématographique s’est imposée pour ce récit. J’ai compris beaucoup de choses en faisant du cinéma. Cela imprime évidemment mon travail », explique Julie Lerat-Gersant.
La pièce de théâtre prend ainsi une forme d’enquête sur un fait et sur des personnages. « Le théâtre me permet d’aller à l’intérieur de leurs pensées, remarque la metteuse en scène. J’avais envie aussi de réfléchir à la question des masques sociaux, à ce bouillonnement intérieur qui est toujours caché. Cela permet d’avoir un point de vue omniscient. Il se joue ainsi plusieurs choses en même temps ». Dans une telle histoire, il y a toujours des luttes, des confrontations et des non-dits.
Infos pratiques
- Mardi 20 et vendredi 23 janvier à 20h30 au Préau à Vire. Tarifs : 16 €, 5 €. Réservation au 02 31 66 66 26 ou en ligne. Des places sont à gagner
- Mardi 27 janvier à 20 heures et mercredi 28 janvier à 19 heures à l’espace Marc-Sangnier à Mont-Saint-Aignan. Tarifs : de 15 à 1 €. Réservation au 02 35 70 22 82 ou en ligne
- Mardi 10 et mercredi 11 février à 20 heures au théâtre des Cordes à Caen. Tarifs : de 25 à 8 €. Réservation au 02 31 46 27 29 ou en ligne
- Mardi 10 mars à 20 heures au théâtre à Alençon. Tarifs : de 20,50 à 10 €. Réservation au 02 33 29 16 96
- Mardi 17 mars à 20 heures à la scène nationale à Dieppe. Tarifs : de 25 à 12 €. Réservation au 02 35 82 04 43 ou en ligne
- Durée : 1h30
