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Une vie en commun

Photo : Bastien Capela

Dans In Comune, Ambra Senatore dresse le portrait d’une humanité et raconte la beauté du collectif. Cette nouvelle pièce chorégraphique de la compagnie EDA, écrite pour douze interprètes, est présentée mardi 27 janvier au Rive Gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray pendant le festival C’est déjà de la danse.

Une vie ne peut se concevoir sans relations aux autres. Pour Ambra Senatore, c’est une évidence.  « Je vis une vie d’être humain et c’est une vie en collectivité. C’est une réalité. La question du collectif est essentielle. Il faut être ensemble. Seul, on ne peut pas y arriver. C’est grâce aux coopérations que nous arrivons à vivre et à survivre. Même si cela ne se fait pas toujours dans la joie ». La danseuse et chorégraphe de la compagnie EDA a écrit In Comune (en commun) après une observation. « Il est difficile d’accueillir l’autre. Surtout lorsque cet autre est différent. Cela m’a amené à m’interroger sur les rapports entre un individu et un groupe. Il faut du temps pour trouver sa place et un équilibre ».

Pour cette nouvelle création, présentée mardi 27 janvier au Rive Gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray, Ambra Senatore a fondé un groupe de danseuses et danseurs, issus de divers pays et avec des parcours chorégraphiques différents. « Cette pièce nous a offert un chemin de création très enrichissant. Nous avons beaucoup parlé. Chacune et chacun ont apporté leur point de vue » sur cette question de l’accueil.

Des liens fragiles

Dans In Comune, la parole, un des marqueurs du travail de l’ancienne directrice du centre chorégraphique national de Nantes, est à nouveau très présente. « Ce n’est jamais un parti-pris. Comme je m’appuie sur des personnes pour créer, celles-ci arrivent avec leur corps, leurs mouvements et leurs mots. Le silence existe aussi. Cependant, les textes émergent toujours de nous-mêmes. C’est une autre partie du corps. Et les mots viennent s’appuyer sur les mouvements ».

Ambra Senatore fait le portrait d’une micro société dans In Comune. Elle explore les relations humaines, décortique les comportements des uns et des autres. Comme au quotidien, les gestes se répètent et les joies alternent avec les tourments. Sans oublier les confrontations. Personne ne cache ses fragilités, ses complexités et ses émotions. Notamment sur les visages qui « sont complètement là. Ils ont leurs expressions, leurs mouvements musculaires. Nous avons beaucoup travaillé avec les visages parce que l’on peut y lire beaucoup de choses ».

Dans cette petite communauté, les liens qui unissent ces douze êtres restent fragiles. Chacun a ses travers. Ambra Senatore raconte le meilleur et le pire de toute personne dans un jeu chorégraphique qui ne manque jamais d’humour et d’absurde.

Infos pratiques

  • Mardi 27 janvier à 20h30 au Rive Gauche à Saint-Étienne-du-Rouvray
  • Durée : 1h05
  • À partir de 10 ans
  • Tarifs : de 18 à 5 €
  • Réservation au 02 32 91 94 94 ou en ligne
  • Aller au spectacle en transport en commun avec le réseau Astuce
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